Essai Philosophique Concernant L'Entendement Humain, Ou L'On Montre Quelle Est L'Etenue De Nos Connoissances Certaines, Et La Maniére Dont Nous Y Parvenons, fol. 304
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- 304
- De la Puissance.
- pour une certaine fin, elle ne peut etre mue vers une cho.
- le dans le temps même que nous jugcons ne pouroir ab-
- Polument poine l’obtenir. Autrement, ce lcroir suppoler
- qu’un Fere intelligene asiroir de dessein Formé pour une
- cercaine fin dans la seule reue de perdre la peinc, Car a-
- Sir pour ce qu’on juse ne pouroir nullement obtenir;
- n’emporte precilément autre cholc. C’est pour cela austi
- que de Fore erandes inguiétudes n’excitent pas la Volonté,
- quand on les juse incurables. On ne Fait en co cas-la au-
- cun etfort pour s’en délirrer. Mais celles.la exceptées,
- l’inquiéende la plus considerable et la plus pressante que
- nous sentons actuellement, est ce qui d’ordinaire détermi-
- ne successirement la Volonté, dans cette luite d’Actions
- rolontaires dont notre Vic est compolee. La plus gran-
- de inquiétude, actuellement presente, est l’aiguillon à
- d’action, lequel on sent toujours le plus et qui pour l’or-
- dinaire détermine la Volonté au choix de l’action imme-
- diatement fuirante. Car nous derons toujours avoir ceci
- derant les veux, Ouc le propre et le scul objet de la Vo-
- tonté c’est quelqu’une de nos actions, et rien autre cho.
- Ic. FF en eHet par notre Polition nous ne produisons au-
- ere chose que quelque action qui est en notre puistance.
- C’est à quoy le termine notre Volonté, Tans aller plus
- doin.
- Tous les hon. 5. 4. F. Si on demande, outre cela, Ce que c’est qui ex-
- mes delirene le cite le desir, je répons que c’est le Bonheur, et rien autre
- bonheur.
- chose. Le Bonheur e la Misere Cont des noms de deux
- extremitez dont les dernières bornes nous Cont inconnues:
- L. Cor. II. 9. C’est ce que l’aeuil n’a point vu, que l’oreille n’a point en-
- tendu, e que le caeur de Vomme n’a jamais compris.
- Mais il se fait en nous de vires imprestions de l’un e de
- l’autre, par différentes especes de latistaction et de jore,
- detourment ex de chacrin; que je comprendrai, pour
- abreger, lous le nom de Plaisir et de Douleur, qui con-
- viennent, l’un ex l’autre, à l’lSprit ausi bien qu’au C Orps,
- ou qui, pour parter exactement, n’appartiennent qu’à
- Espric, quoy que Tamot ils premnene leur origine dans
- l’Esprit
- CF A P.
- AAI.
Cite
Essai Philosophique Concernant L'Entendement Humain, Ou L'On Montre Quelle Est L'Etenue De Nos Connoissances Certaines, Et La Maniére Dont Nous Y Parvenons, fol. 304. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/778273318:0366?run=74