Essai Philosophique Concernant L'Entendement Humain, Ou L'On Montre Quelle Est L'Etenue De Nos Connoissances Certaines, Et La Maniére Dont Nous Y Parvenons, fol. 341
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- Des Modes Mixtes. LFV. II.
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- regarde pas comme des marques caracteristiques d’aucun C’H A P.
- Erre réel qui aic une existonce fxe, mais comme des I. ZXII.
- dées détachées et indépendantes, que l’Esprit joincentem-
- blc, elles lont par la distinguées des Idées complexes des
- Substances.
- 5. 2. LFXPCTIENCC NOUS mOntre CrideMMENE, quO IIS COnF Formes
- l’Lsprit CA purement PasiF à l’égard de ses Idées simples, par l’Elpric.
- e qu’il les recoit toutes de l’existence et des opérations
- des choles, sclon que la Senlation ou la Rellexion les
- luy presente, tans qu’il loit capable d’en Former aucune
- de luv. même. Mais si nous examinons avec accention les
- Idées que j’appelle Modes Mixtes de dont nous partons
- prelentement, nous trourerons qu’elles ont une autre ori-
- ginc. En cfet, l’Esprit agit Couvent par luy-même en
- Faisant ces differentes combinailons; car ayant une fois
- recu des Idées simples, il peut les joindre et combiner
- en diverles maniéres, et Faire par la differentes Idées coin-
- plexes, lans considerer si elles existent ainsi reiinies dans
- Ja Nature. FF de la viene, à mon avis, qu’on donne à
- ces Tortes d’idées le nom de Notion; comme li leur origi-
- ne e leur continvelle existence étoient plutor fondées
- Tur les pensées des hommes que fur la nature même des
- choles; et qu’il sustit, pour former ces Idées-la, que
- lEsprit joignit ensemble leurs differentes parties, et
- qu’elles subsistassent ainsi reiinies dans l’Entendement,
- Tans examiner (I elles avoient, hors de la, aucune exi-
- Aenco réelle. Jc ne nic pourtant pas, que plusieurs de
- ces Idées ne puissent étre déduires de l’obterration et de
- l’existence de plusieurs idées simples, combinées de la
- même manière qu’elles lone reiinies dans l’Encendement.
- Car celui qui le premier Forma l’idée de l’FTypocrisie, peut
- l’aroir recue d’abord, de la reflexion qu’il fr sux quel-
- que pertonne qui Faisoit parade de bonnes qualitez qu’il
- n’avoit pas, ou avoir formé cetre idéo dans son Fsprit
- Paus avoir eli un tel patron derant les yeux. En eHet, il
- est érident, que lorsque les hommes commeneerent +̀
- discourir entreux, et a enerer en socieré, plusieurs de
- CC5
Cite
Essai Philosophique Concernant L'Entendement Humain, Ou L'On Montre Quelle Est L'Etenue De Nos Connoissances Certaines, Et La Maniére Dont Nous Y Parvenons, fol. 341. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/778273318:0403?run=74