Essai Philosophique Concernant L'Entendement Humain, Ou L'On Montre Quelle Est L'Etenue De Nos Connoissances Certaines, Et La Maniére Dont Nous Y Parvenons, fol. 420
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- A2C
- Ce que c’est qu’Identité;
- GHA P. me Coy, à la Fareur de la même conscience, continuée
- LLLILL. pour l’arenir. et ainsi par le moren de cette conscience
- il se troure etre le même soy qui AE, il y 2 quelques an-
- nécs, telle ou telle action, par laquelle il est presente
- ment lcureux on malheureux. Dans cette exposition de
- ce qui constirue le sor, on n’a point d’égard à la même
- substance numerique comme conscituant le même soy, mais
- à la même conscience continuée, à laquelle diftérentes
- lubstances peurent avoir été unies, et en avoir éré ensui-
- te leparées, mais qui cependant ont fait partie de ce me-
- mesoy, tandis qu’elles ont perlitté dans une union ritale
- arec le lujet ou resdoit alors cette con-science. Ainsi cha-
- que partie de notre COrps qui cs vitalement unic a cc
- qui asit en nons avec con-science, Fait une partie de nous-
- mêmes; mais des qu’elle rient à etre separée de cereunion
- vitale, par laquelle cette con-science lur eA communiquéc,
- ce qui étoit partie de nous mêmes il n’y a qu’un moment,
- ne l’est non plus à prelent, qu’une portion de matiére u-
- nie ritalement au Corps d’un autre homme cst une partie
- de mor-même; et il n’est pas impostible qu’elle puisse de-
- renir en peu de temps une partie reclle d’une autre Per-
- Tonne. Voila comment une même substance numerique
- vient à Faire partie de deux differentes Perlonnes, ex com-
- ment une même Perlonne est conserrée parmi le change.
- ment de différentes lubstances. Si l’on pouroit supposer
- un Lsprit entierement prire de tout Tourenir et de toute
- con-science de ses actions palées, COIMO NOUS EPROUrONS
- que les nôtres le sont à l’égard d’unc grande partic, ec
- quelquetois de toutes, l’union ou l’éloignement d’une
- celle lubstance spirituelle ne feroit non plus de chanse-
- ment à l’Identité personnelle que celle que fait quelque
- Particule de Mariere que ce puisse étre. Toute substan-
- ce ritalement unic à ce present Prre penlant, est une par-
- ric de ce même sor qui exilte presentement; et toute lub.
- Stance qui luy est unic par la con-science des actions pasecs,
- fait ausi partie de ce même soy, qui eAt le meme alors et
- prelentement.
Cite
Essai Philosophique Concernant L'Entendement Humain, Ou L'On Montre Quelle Est L'Etenue De Nos Connoissances Certaines, Et La Maniére Dont Nous Y Parvenons, fol. 420. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/778273318:0482?run=74