Essai Philosophique Concernant L'Entendement Humain, Ou L'On Montre Quelle Est L'Etenue De Nos Connoissances Certaines, Et La Maniére Dont Nous Y Parvenons, fol. 878
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- De la Raison.
- qui en usent ainsi, qu’ils reulent un peu trop rabaisser la
- nature en fareur d’un Art auquel ils font peut-étre rede-
- rables. Torique la Raison est ferme et accoutuméc d
- S’exercer, elle roit plus promptement et plus nettement
- par la propre penétration lans le secours du Syllogitme,
- que par son entremile. Mais si l’ulage de cette espéce
- de Linettes a li fort oftusqué la recié d’un Logicien qu’il
- ne puisse voir lans leur lccours, les conséquences ou les
- inconsequences d’un Raisonnement, je ne luis pas si de-
- raisonnable pour le blamer de ce qu’il s’en sert. ChaCuN
- connoit mieux qu’aucune autre pertonne ce qui conrient
- le micux à la reué; mais qu’il ne conclue pas de la que
- tous ceux qui n’employent pas jultement les mêmes se-
- cours; qu’il troure luy etre nécessaires, lont dans les
- ténebres.
- Je Spllodisme S. 5. Mais quel que loit l’ulage du Syllogilme dans ce
- n’est pas d’un Gui regarde la Connoistance, je croy pouroir dirc aVec
- duns la D. Cxire qu’il est beaucoup moins utile, ou plûtôt qu’il n’est
- monstraion. absolument d’aucun usace dans les Probabilitez, car l’asten-
- riment derant être déterminé dans les choles probables
- Par le Dlus grand poids des preures, apres qu’on les a
- duement examinees de part et d’autre dans toutes leurs
- circonstances, rien n’est moins propre à aider l’Espric
- dans cet examen que le Syllogilme, qui muni d’une seu-
- le probabilité ou d’un scul arsument topique lc donne car-
- riere, et pousse cet arsument dans les derniers contins,
- jusqu’à ce qu’il ait entrainé l’Psprit hors de la reue de la
- chosc en question; de corte que le forcant, pour ainsi
- dire, à la Fareur de quelque difficulté éloignéo, il lo
- cient la Fortement actaché, et peut-etre même cm-
- brouillé et entrelassé dans une chaine de SyIlogimes
- Tans luy donner la liberte de considerer de quel coté sc
- troure la plus grande probabilité; apres que toutes ont
- eré duement examinées; tant s’en faut qu’il luy Fournisse
- les secours capables de s’en inctruire.
- Hne serr poine P. 6. Qu’on suxpole entin, si l’on reut, que le Syl-
- Silme est de quelque lecours pour conrainere les hom-
- Mes
- C FT A P.
- AVII
- grand lecOurS
- moins encore
- dans les Proba
- Bilitez.
- 2 aUGMeNEEF
- 108 connoistai
Cite
Essai Philosophique Concernant L'Entendement Humain, Ou L'On Montre Quelle Est L'Etenue De Nos Connoissances Certaines, Et La Maniére Dont Nous Y Parvenons, fol. 878. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/778273318:0940?run=74