Essai Philosophique Concernant L'Entendement Humain, Ou L'On Montre Quelle Est L'Etenue De Nos Connoissances Certaines, Et La Maniére Dont Nous Y Parvenons, fol. 914
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- De VEnthousiasme.
- dernier suide en toute chole. Ic ne veux pas dire par là
- que nous derions consulter la Raison et examiner si unc
- Propolition que Dicu a revelée, peut etre demontreep. P
- des Principes naturels, et que si elle ne pout l’étro, nous
- Foyons en droit de la rejetter; mais je dis que nousderons
- consulter la Raison pour examiner por son moven si c’est
- une Rerelation qui vient de Dicu, ou non. Et S la Rai-
- Pon troure que c’estune Rerelation dirine, des-lors la Rai-
- Ton se déclare aussi Fortement pour elle que pour aucuncau-
- tre rerité, et en fait une de les Regles. Du reste il Faut que
- chaque imagination qui Frappe rirement notre Fantaille
- Passe pour une inspiration, E nous ne jugeons de nos
- perluasions que par la Forte impression qu’elles font sur
- nous. Si, disje, nous ne laissons point à la Raison le
- Poin d’en examiner la verité par quelque chose d’exterieur
- à l’égard de ces perlualions mêmes, les Inspirations et lCs
- TIlusions, la Verité et la l’ausseté n’auront pas une même
- melure, et il ne sera pas possible de les distinguer.
- 5. 25. Si cette lumière intérieure ou quelque Propo-
- lition que ce loit, qui tous ce titre passe pour inspirée
- dans notre Plprit, le troure conforme aux Princives de
- la Raison ou à la Parole de Dieu, qui est une Rcrelation
- attestée; en ce cas-la nous arons la Raison pour garant et
- nous pourons receroir cette lumière pour veritable et la
- prendre pour guide tant à l’égard de notre croyance qu’à
- l’égard de nos actions. Mais s elle ne recoit nitémoigna-
- sc ni preure d’aucune de ces Régles, nous ne pourons
- point la prendre pour une Revelation ni même pour une
- verité, julqu’à ce que quelque autre marque différente
- de la créance oi nous sommes que c’est une Revelation,
- nous assure que c’est effectirement une Revelation. AInSI
- nous royons que les Saines hommes qui receroient des
- rerelations de Dicu, avoient quelque autre preure que
- la lumière incerieure qui éclartoit dans leurs Psprits,
- pour les alterer que ces Rcrelations renoient de la Part
- de Dieu. IIs n’étoient pas abandonnez à la seule pertua-
- tion que teurs perluasions renoient de Dieu; mais ils a-
- VOIBRE
- DI
- C H A P.
- 512
- L a Croyance hC
- prouve pas la
- Rcrelaciom.
Cite
Essai Philosophique Concernant L'Entendement Humain, Ou L'On Montre Quelle Est L'Etenue De Nos Connoissances Certaines, Et La Maniére Dont Nous Y Parvenons, fol. 914. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/778273318:0976?run=74