[Relation D'Un Voyage Fait Au Levant] Relation D'Vn Voyage Fait Av Levant, fol. 456
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- 456
- V O Y A G F
- d’estre esclanes. Cependant la saliorre arriua vers les vail-
- Leaux le Marcy vingehuicielme May au marin, elle avoit
- prisrne sarcore qui estoir le voile que nous avions veu auec
- elle, mais elle la laissa, parce qu’elle estoir de peu de conse.
- quence, et ne valoir pas la peine de les recarder: le Mer-
- credy vinge neutiesme May, demr heure deuane le iour,
- une Polaque se rincjeeter parmy nous, e donna de la proué
- contrele costé de nostre sanbiquer, qui estoir acraché à la
- pouppe d’on des raisseaux, e luy ficon grand erou; d’abord
- les Cortaires curene l’allarme, mais ayane riré quelques
- coups de Fusil Tur cerre Polaque, ils delcendirent dans les
- cayques, pourluy courir lus: d’un aurre colté, ceux de la
- polaque, qui estoiene rures ou endormis, s’estans cueilleu
- au bruie que tirleur potaque contre le Sanbiguer, et arans
- reconnu leurtaure, se jerrerene ristement dans leur casque
- et calcherene de se lauver a coups de rames, mais estans lui
- nis de pres, ils Furent bien- tost actrapez, ec de 2I. Turcs
- qu’il yavoir, douze sejerrerene à lanage, quor que la plus
- Proche cerre tur elloignée de plus de sixmilles, de il en resta
- veut, qu’on amena au vaisteau; ie leur demandar com-
- mene ils auoient esté si nonchalans à la conduire de leur
- polaque, et ils me direne que croyans d’estre proches de
- l’emboucheure du Nil deuane Damierte, ils s’estoiene
- endormis, en quoy ils nestoiene pas moins blalmables,
- puis qu’ils auoient deu apprehender que leur polaque
- ne donnast eo cerre. II y avoit dans cerre polaque quel-
- ques balles de Cauon. Ce melme jour, royane que les
- Crecs à qui apparcenoit la premiere larque prise ne reue-
- voienepoine, les Corlaires relolurene de la bructer, mais (Ga-
- chanc que plus ils Fcroiene de mal, ee plus nous aurions de
- Peine à delcendre en terre, ie priay le Capiraine de ne la
- poine bruster, e a ma considerarion, en ayans octé tousles
- roiles e les cordages, ils la laisserent aller à la Forrune, e en
- peu decemps elle arriua en cerre à noltreveue, ils dépouil-
- Lerene demesmenostre sanbiquer, dt l’ayanr aussi laissé aller,
- il se perdit a nostre reue. Apres cela nous pritmes le chemin
- de Damietre, pour faire de l’eau à l’emboucheure du Nil:
- cerre relolurion nousréjoiiie, car cenous eust esté alorsrn
- Grandregale, que de bonne cau Ecailehe, OutIC qu’aproetauS
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[Relation D'Un Voyage Fait Au Levant] Relation D'Vn Voyage Fait Av Levant, fol. 456. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/798248106:0462?run=74