[Relation D'Un Voyage Fait Au Levant] Relation D'Vn Voyage Fait Av Levant, fol. 540
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- 540
- Y OY AGF
- Kencontre de LEDt E proche de la pouppe, quenos Tures leur parlerent
- dirent que c’estoiene des vaisseaux de Funis; c’estoit un
- Anolois renie, appellé solrman Rers, qui commandoie
- cer armemene, lequel estoit du Day. Le plus grand e plus
- riste des deux raisleaux estoir de crente six pieces de ca-
- non, ee l’aurre pluspecir de vinse cinq pieces, et il y avoie
- deux cens hommeslur chacun; lors qu’ils lccurene que le
- Prince Dom Philippo estoiesur nostreraisleau, ils le lalue-
- rene de erois coups de cavon, et nostre Capitaine ayane
- Commandé qu’on leur rondist le saluE, mais sur renE, à cau-
- se que tous noscanons estoient chargez a balles, e que ces
- Messieurs estoiene sous rene, le canonnier en cira deux
- tur vent, mais le troitième n’arane pas pris, il cou-
- ruc ristemene au plus proche, lansfaire aueune reAexion,
- et le cira, il le trouva que c’eltoit lousvene, du colté ou ils
- estoiene, et dans le temps qu’ils estoiene vis à vis de nous;
- de Porre que la balle donna dans le milieu du gros raisseau;
- nostre Capicaine en eur grand déplaisir, et tur en grande
- colere contre lecanonnier, qui s’alla cacher; aussi-tost ils
- viurent anostre bord avec le cayque, et se pleignirent Fore
- de cerre action, demandans qu’on leur liurast celuy qui
- auoieriré ce coup, doneils disoiene qu’il y avoic un homme
- tue d deux blessez, ce que nous crusines FanX, parce que
- l’un disoit on more e deux blessez, l’aurre deux morrs,
- l’aurre deux blessez, l’aurre crois; en fin nostre Capiraine
- leur ayane reprelencé que c’eltoit un accidene, de qu’on
- auoit ouvene veu des raisleaux entrez dans des porrs, vou-
- lans Caliier la ville, envorer par nrelcarde des balles de
- canon dans la ville, de voyant qu’ils persistoiene en leur
- demande, dist que silsle rouloiene avoir, ilsrecournalene
- en leur raisteau, et le vinssent prendre à coups de canon, ce
- qu’ils auroiene peuc estre bien talché de Faire, n’eust ecté
- guenous auions des Pures Turnostre raisseau, qui ne s’en
- Teroienepas bien erouvez, car dansleur paix il estoitporre
- que le premier qui tireroit avec balle, romproit la paix.
- Voyans qu’ils n’en pouvoiene avoir aucune railon, apres
- auoir ben quelques coups, ilsle recirerene à leur vaisseau,
- et nous donneren deux lereres pour Tunis, apres quoy ils
- de Zunis.
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[Relation D'Un Voyage Fait Au Levant] Relation D'Vn Voyage Fait Av Levant, fol. 540. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/798248106:0546?run=74