LBr. F 16 · Sophie, fol. 31r
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- ar exemple deux fignes droites AB, et Ad, qui forment ce
- qu’on appelle un Angle Droit B AD, c’est à dire de 90 degrés, ou de l’ouverture
- d’un quart de Cercle.Or il est manifeste que cet Angle ne se mesure pas seulement
- par le grans atc BCd, maisiencor par un moindre EFG, quelque petit qu’il puisse
- estre, et l’ouverture commence en un mot des le point A, qui est le Centre
- Ausi Aussi est ce dans ce centre même que se trouve l’angle ou l’inclination
- des deux Lignes BA et D A, et par consequent dans le centre même
- tou indivisible qu’il est, commence la même ouverture, ou le meme
- nembre de degrés, qui est dans les arcs EFG, et BCd: tellement qu’on
- peut dire que ces ares quant à leur degres sont representes ou exprimés
- dans le centre par la relation de l’inclination au centre, qui est dans les
- lignes lors qu’elles en sortent. Il en est de même de l’angle demidro,
- BAC qui est de 45 degres ou de l’huitième partie du cercle: car
- cette ouverture de degrés se trouve aussi egalement dans le grand
- ArC BC, et dans le moindre EF, quelque petit qu’il puisse estre jusqu’au point A,
- dans le quel commence l’inclination des deux lignes BA et CA, qui d’abord, et des
- le point A ou centre, n’est que la moitié de l’inclination des lignes DA et DA. On
- voit donc que de même que dans le centre se representent les degresarples unités
- corine
- de substance, et par consequent les ames, qui sont comme des centres, representent
- en elles ce qui arrive dans les multitudes qui les régardent, se lon le point de veue
- de chaque unité ou ame; sans que les ames ou les centres cessent par là d’estre
- indivisibles et sans étendue.
- Apres avoir établi mon sentiment; je veux adjouter des Reflexions
- sur le raisonnement cartesien de nostre sçavant Monsieur
- X X X. Je demeure d’accord que nos ames pensent, et que nostre corps a de
- l’extension, mais pour en conclure que les amesuee et pensées ne
- sont point corporelles, il faut avoir compris clairement et distincdement
- ’accorde aussi que lors qu’en que deux choses ont des attributs tellement divers,
- qu’on peut comprendre destinctement l’un, sans compend songer à l’autre;
- iciparfastoment
- alors es les choses mêmes sont de differente nature. Mais ces la quection
- si la perisée se peut comprendre distinctement, sans songer à l’étendue, et
- c’est de quoy il y a lieu de douter. Je demeure aussi d’accord qu’il y a des
- pensées qui pentau dessus de dont on de n’a point d’images hy figures dans
- resprit, mais et que quelques unes de ceptie pensées sont distinctes. Mais
- var
- calu dune figure qui ae beducoup angles, par eiemple autant dangles
- de de mille angles alleques icy n’est pas entendue distinctement; non plus que l’idée
- (B PC
- de quelque grand hombre, c’est equ une pensće sourde, comme dans l’Algeb
- cour
- ou lon pouse aux symboles ia à la place des choses. Ainsi souvent onsp
- abreger, on emplege les mots en peusant, sans en faire l’analyse, parce qu’elle n’est point
- Enfin je ne demeure point d’accord qu’il est
- impostible da e à la raison hemaine, en quod calsiste l’uniau de l’ame
- alors ecessaire.
Cite
LBr. F 16 · Sophie, fol. 31r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/DE-611-HS-3618391:0061?run=74