LBr. F 16 · Sophie, fol. 30v
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- exenteles un exedent les dim
- es unités quoyque elles sonnate
- nobles; et dans un corps oganm il nyq
- et entre les ames excellent les espres, tels que sont
- e ames raisonnable s. AInsi
- ne sont pas toutes galemen
- Uenitu dominante et principate
- qui est son ame C’est le moy en nous, qui est encor bien au dessus de la plus part
- des autres ames, e qu’il raisonne par le moyen des verités univers elles necessaires
- surles sens ny
- varce qu’il est un esfioe.
- ti et
- et eternelles, qune son st point fondées sur l’induction des exemples, mais sur
- non
- et expetiences me peuvent bien nous faire c presumer, qu’il en ira tousjours ainsi
- C
- n
- la lumiere interna
- abpris quelau verite par expesr
- as
- dans les exemples que nous n’avons pas encor experimentés; mais elle on ne sera
- jamais asseuré de la necesité de la chose sans appeller à son secour les raisonnemens
- demonstratiss fondés sur la lumiere inde ondante interne, independante des sens.
- c’est ce que peu de personnes remarquent, même parmy les philosophes parce qu’on
- est rarement Philosophe et Mathematicien en même temps, et les demonstrations
- ne se voyent presque que dans les Mathematiques. (il est bon d’apporter
- un exemple. Mettons par ordre
- lesnombres d1
- et puis leur quarrer
- et les differences
- 1
- 2
- C
- 47 quiil 16 25 36 49 64
- 9
- 11 13
- 15.
- 1
- 8
- 100
- 9
- de ces quarres
- on trouue que les differences des quarrés des nombres mis par ordre, sont:
- les nombres impairs encor par ordre; et apres avoir essayé une longue,
- a
- suite des nombres, et trouvé que cela reussit, on presume avec raison
- que cela ira tousjours ainsic; mais on n’en voit point pour cela ny
- à l’inftini
- la necessité, ny la cause, qui depend de certaines raisons demonstratibes,
- prisdle source à priori. Les ames capables de ces raisonnemens sont appellées des
- N.glio ae
- Esprits, et on peut dire d’elles avec justice, qu’elles sont faites à l’image
- de Dieu, et qu’il y a une societé entre Dieu et elles; de sorte que Dieu est
- à leur egard, non seulement ce qu’un Archilecte est à son bastiment, mais encor
- ce qu’un Prince est à ses sujets.
- Quant à l’objection qu’on a faite contre l’immaterialite
- de l’ame, et de la pensée, quoyqu’elle se puisse déja resoudre par ce que nous
- venons de dire, il sera pourtant utile, qu’on l’éclaireisse encor d’avantage
- il est vray que le materiel qui nous vient par les sens entre dans nos organes
- interieurs, tels que sont le cerveau, et les esprits ou fluides subtils qui y sont
- enfermes, mais is ne sçauroit entrer dans une veritable Inité qui n’a point
- le materie
- de trous ny portes, autrement ce ne seroit point une unité, mais un compose
- de multitudes. Donc ce qui est dans l’unité n’est point le materiel, mais
- ’espece ou representation du materiel, a quilrepresente ce qui est étendu,
- sans avoir elle même de l’étendue. On demandera comment cela est possible:
- Mais outre qu’il faut bien que cela soit ainsi, quand nous n’y entendrionessen
- on peut encor l’éclaircir par un exemple pris des Mathematiques, mais particu-
- lierement de la Geometrie, en se servant de la comparaiso des Angles ou inclinations
- de deux Lignes entre elles
- n
- vete
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