LBr. 714 · Papin, fol. 128v
Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. Mean line confidence on this page: 0.95.
Original at the GWLB · Page image · Annotations (IIIF) · Download text
One image of two folio pages side by side, registered by the library under both labels (also fol. 127r); this page is its left half.
The machine reads it as
- (9)) Pour répondre encor une fois aux paradones que
- vous croyes trouver dans mon explication; je diray premierement
- qu’un para que bien souvent les paradoxes sont les plus veritables
- les opinions paradoxes sont les plus veritables. Mus ceux que
- Mais icy vous n’en estes pas plus exemt que moy. Car vous estés obligé d’avouer
- obliéu deux corps sont capables de sarrester, sçavoir esse A A masse 2 vistesse 1, et B
- Abmasse l vistesse 2. et cependant le selid peut faire un esect B peut faire un effect.
- double de celuy que t’autre peut faire qu’A peut faire. Car A donnant une certaine vistesse
- à deux corps à deux corps egaux, ou bandant deux
- ressorts égaux, B pourra donner cette vifesse à
- quatre de ces corps; ou bander quatre ressorts pareils. Ainsi il ne s’ensuit done
- point que ce qui a la for d’arrester un autre peut produire ’eset autant
- d’effect que luy. despartes n corps en repos, qui
- n’a point de force du tout, est capable d’arrester un corps pareil,
- quelle force ou vistesse qu’il puisse avoir. Ainsi se si on veul
- Luy donner à la matiere une force d’arrester, elle sera infinie,
- car son inertie naturelle y suffit. C’est pourquoy la force
- sera plus tost estimée par les productions, et cette force se conserves
- d’autres forces, et cette force se conserve. Vous trouvés encor
- paradoxe ou estrange, qu’un corps selon moy, en certains cas, soit)
- retardé egalement par des inégales tensions d’un ressort. Cela seroit
- veritablement estrange, si le ressort agissoit seul sur ce corps mais
- quand il agit eucor sur l’tre un autre, c’est plus tost un jolu probleme
- de trouver quels autres corps est quels autres corps sont necessaires,
- pour faire qu’un même ressort differemment tendu, restarde
- egalement d’un même corps. Ainsi je ne sçaurois accorder ce que
- vous adjoutes en ces propres mots: qu’importeau corps A, quelle
- sorte de force appuye le ressort de l’autre costé, pourveu qu’il
- soit repousse par le même ressort également bandé, il doit estre repous
- avec égate force, et par consequent retarde egalement: s’il n
- importe point au corps A, il importe au ressort. le quel distribuant
- egalement sa force morte à chaque moment entre deux corps, selon la
- loy de l’equilibre, est determiné non seglement par l’un mais encor
- par l’autre. Ainsi on n’a done point besoin icy d’avoir recoursaux
- finales, ny de donner de l’intelligence aux corps, et il l’y a pas la
- (10) Mais l’ns Explication vulgaire n’est pas seulement
- moindre ombre de paradoxe
- paradoxe; mais elle est encor abscrde, poiselle je l’ay
- deja fait remarquer cy dessus d. 1. 2 et monstrant qu’elle
- donne le mouvement perpetuel; et en faisant voin par
- def raisons qu’elle est contraire à la raison 5. 5. 6.7) Mais
- je feray remarquer; sucor qu’elle est contraire aux epheno-
- menes. Car je ne demeure pas d’on accord Monsieur, de
- ce que vous dites, que nous convenons des faits. ’avois marque
- dans ma precedente et je temoignois estre bien aise d’estre tombe
- surquelque chose ou l’experience pouvoit estre nostre juge. Deux differentes
- pairas de corps baudant un ressort à un même dégre de tension
- par il fant qve l’experiemre, ou estant mis en mouvement lors qu’il
- s’est debandé la somme de leur forces se lon ma maniere d’estimer
- doit estre a meme selon ma maniere d’essimer, et non la somme
- des quantités de mouvement. Et je pretends qu’en cela l’experience me favorisera
- (11) Il ne reste que de dire un mot des causes finales, dont vous voules que mes
- raisons sont prises. Quand cela seroit mes regles deroient elles moins bonnes
- suffit qu’elles ne manquent jamais. snellius a trouvé la loy de la refraction
- par les finales, descartes l’a cherchée inutilement par les efficientes. Mais vous
- aures vû Monsieur 5. 5. 6.7 et. que je procede enior par les efficientes, autant et
- mieux que ceux qui se servent des explications vulgaires. Si la loy de la copservation de la
- quantite du mouvement estoit veritable, elle seroit autant et plus tiré des finales que celle
- de la conservation dela force. Il importe cependant, et il importe même plus que
- toute la mecanique de considerer que les dernieres raisons des loix de la nature viennent
- de plus haut, non pas qu’elles sosent arbitraires comme le P. Malebranche le semble
- croire, mais parce qu’elles vienpent d’une substance superieure qui agit dela maniere
- la plus par faite c’est cette subsdante qui a ses fins; quoyqe les corps n’en connoissent point.
- ceux qui reconnoissent cette ace substance et ne l’amployent point dans les origines
- n’ont pas des sentimens assez suivis. ille se fait mlieux connoistre dans toute la nature, que
- plusieurs ne pensent. Mais pour mieux entendre comment il la faut employer, je vous diray, honsieur
- comme j’au deja dit ailleurs qu’en prenant la matiere p une simple masse, indifferente au mouvement
- et au reposselle ne resisteroit point à l’impression, et le moindre conseniporteroit Je plus grand sans estre refard
- le qui estait copigue asoutes les experiences, et encor à tout ordre, il sayt dire qu’il ya des princines dyamiques quela mati
- s
- ere raison les cheses
- il a I faut dire qu’ilaque la naturean ox
- principes dyne
- n’a pasesse bien connue; qu’il ya de
- njours; our la matiere a en ellela puissance
- passire ou la force de resister ou ineltie
- naturelle, qui fait son essence, outre les
- forces dagir particulieres dont le prim
- Ores et
- arheve la substa
- qu’il y a de plus un princ
- lanature
- ordredanstone
- plein de sagesse et de puissance
- qui fait la derniere raison des chas
- et dont il provient encor que ce qui
- y a de Geometrique nesuffit pas pour ex
- pliquerce qui f) fait, et qu’il sautquelue
- chose quisoit egalement Metaphy
- sique pour les efficientes, et mora
- pour les finales chacune de ces
- es fieces de causes suffisant à part
- pour sauver ou justifier les pheno
- menes. En sorte que les deux regne
- (pour ainsi dire celuy de la
- puissance, et celuy de la justice
- se penetrent, et s’accorden sans
- se confondre, et sans avoir be soin
- l’un d l’alutro, si non dans leur divie
- source, ou ils sunissent. i les causes
- finales n’avoient point lieu dans
- les loix damonuement, ces loix ne
- vaudroient rien; il en seroit demet
- si las efficientes manquoient. Mai
- ces efficientes ne se trouvent pas
- asei dans ce qui est jurement mali
- riel ou geometrique. Tout se fait me
- caniquement selon les efficientes
- nais ellis tiennent du mefaphysique
- et la Geometrie n’est que leur instre
- onti comme l’harmonie ou la beaute
- l’ordre, ou bien la communication de
- la bono est ledernier but de la premien
- res efficientes et
- linsi tout
- se fait
- moralement selonles finales ile
- comme nousy sommes,
- disferer
- principal fruit des
- Riences, qui est deleve
- l’esprit plus naut par
- icu micide qu’ailleurs.
- je suis
- Monsiuiq Ctreste
- able et tresob
- issant sant
- ibniz
- ns se servant que
- lus compositions
- geometriques des
- conatus
- plein de sages
- et de puissare
- au supreme
- degre
Cite
LBr. 714 · Papin, fol. 128v. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 79). https://leibnizlegible.com/page/DE-611-HS-861318:0256?run=79