LBr. 768 · Remond, fol. 46r
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- n’apes asses satisfait à l’argument pris de la creation continuelle qui semble
- oter toute l’Action aux Creatures. J’ay dond repondu à cet argument dansla
- Theodicee que dans la creation continuée Dieu pproduit seulement les persutions
- des chores, mais que l’imperfection ou limitation nouvelle, annexce est une suite
- ou production de l’etat precedent, limité de la creature, et qu’ainsi il y a
- veritablement ce que les Teologiens appellent un concours.
- 6
- er Mallebranche s’estoit servi de cet argument: que l’etendue n’élant
- maniere d’etre de la
- pas une matiere, doit estre sa substance. L’Auteur de la Refutation distingue
- (70m. 1. p. 9)1.) entre les manieres d’etre purement negati ves Ales manieres d’ette
- positives; et il pretend que l’etendue est une des manieres d’etre de la seconde sorte;
- les quelles il eroit pouvoir etre conciies par elles mêmes. Mlais il n’y a point dematires
- d’estre poritives, elles consistent toutes dans la variete des limitations; et toutes ne
- peuvent etre concues que par l’etre dont elles sont les manieres et les façons. et
- quant à l’étendue on peut dire qu’elle n’est pas une maniere detre de la maliere
- et cependant qu’elle n’est pas une substance non plus. Qu’est elle donc? dirés
- Vous, Monsieur. Je réponds qu’elle est un attribut dest substances, et il y a bien de
- la diference entre les attributs et les manieres d’étre.
- (6) Il me semble aussi que l’auteur de la Refutation, ne combat pas bien
- le sentimens des Cartesiens sur l’infini, qu’ils considerent avec raison comme
- anterieur au tini et dont ne fini n’est qu’une limitation. Il dit (p. 303. du 1. Tomes
- que si l’esprit avoit une veue claire et directe de l’infini, le Pere de Mallebramhe
- nons faire penser
- n’auroit pas eu besoin de tant de raironnemens pour le nepoer. Mais par le
- on rejetteroit la connoissance tres simple que nous avons de la dexinde
- même ajgument on piouvent que nous n’a vour point une veue claire et diecte
- et tres naturelte que nous avons de la divinité.
- de Dieu, Ces sortes d’objections ne valent nen car on a besoin de travait et
- d’application, pour donner aux hommes l’attention necessaire aux notions plus
- simples on n’en vient queres à bout qu’en les rappellant de leur dissipation a
- eux mêmes. C’est aussi pour cela que les Theologiens, qui ont fait des ouvrages
- sui l’eternité, ont eu besoin de beaucoup de discouts, de compataisons, et
- d’exemples, pour la bien faire connoistre; quoyqu’il n’y ait rien de plus simple
- que la Nation de l’éternité. Mais c’est que tout depend de l’attention en de telles
- matieres. L’Auteur adjoute (Jom. 1. p. 1307.) que dans la pretendue connoissance
- de l’infini, l’esprit voit seulement, que les longueurs seuvent etre mises bout-a-bout
- pouvoit.
- c.
- et repetées tant qu’on voudra. Fort bien, mais cet auteur dvoit considerei, que c’est
- deja connoistre l’infini, que de connoistre que cette repetition se peut tousjours faire.
Cite
LBr. 768 · Remond, fol. 46r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 79). https://leibnizlegible.com/page/DE-611-HS-866420:0093?run=79