LBr. 768 · Remond, fol. 50v
Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. Mean line confidence on this page: 0.93.
Original at the GWLB · Page image · Annotations (IIIF) · Download text
One image of two folio pages side by side, registered by the library under both labels (also fol. 46r); this page is its left half.
The machine reads it as
- (2) G’accorde aux Cartesiens que l’ome pense tousjours actuellement
- mais je n’accorde point qu’elle s’apperçoit de toutes ses pensées. Car nos grandés
- perceptions, et nos grans appetits, dont nous nous appercevons, sont compores
- d’une infinité de petites perceptions, et de petites inclinations, dont on ne sauroit
- dans les perceptions insepsibles
- l’appercevoir. et c’est la dedans qle se trouve la raison de ce qui se passe en nous.
- comme la raison de ce qui passe dans les corps sensibles consiste dans les
- quo
- mouuemen
- malieres insensibles.
- (3) On a grande raison aussi de refuter le R. P. de Mallebranche en partivulies
- lors qu’il soûtient que l’alme est purement passive. Je crois d’avoit demonstre
- que toute subotance est active, et l’ame sur tout. C’est aus si l’idée que les anciens
- et les modernes en ont eve, et l’entelechie d’Aristole, qui a fait tant de bruit
- n’est autre chose, que la force ou l’activité, C’est à dire, un etat dont l’action
- emjere est pure
- suit naturellement si rien ne l’empeche. Mais la matiete, prise sans les, ames qui ou vies
- qui luy sont unies, est purement passive: aussi a proprement parter elle n’est pas une
- quv
- lubstance, La saliere pemiere, c’est a dune quice ton leistonei ou entelues,
- et tanconceauent
- eqiprssive, muis aussi elle eit quel que chose dincomplet. et la matiere
- macs parune autre
- seconde (comme par exemple le corps organique) n’est pas une substance as
- raiseni c’estquede l’un amas de plusieurs substances, comme un etang plein de poissons, ou comme
- un trouppeau de brebis, et par consequent elle est es qu’on appelle Unum pet
- accidens, en un mot, un phaenomene. Une veritable substance (telle qu’un
- animal) est composée d’une ame immaterielle, et d’un corpi organique; et
- c’est le Composé de ces deux qu’on appelle Unum per se
- X
- 4) Quant à l’efficace des caures secondes, on a encore raison de la
- soutenii contre le sentiment de ce Pere. J’ay demontre que chaque substance
- simple, ou Monade, C’telles que sont les mes) suit ses propres loix, en produisant
- les actions sans y pouvoir etre troublée par l’influence d’une outre substance simple
- creee; et qu’ainsi les corps ne changent pas les loix ethivo-Lopiques des
- ames, comme les ames ne changent point non plus les loix Physico-mecaniques
- des corps. C’est pourquoy les causes secondes agissent veritablement, mais sans
- aucune influence d’une substance simple ereee sur une autre. et les amer
- laccordent avec les corps et entre elles en vertu de l’harmonie preetablie,
- et nullement par une influence physique mutuelle; sauve l’union metaphy=
- sique, de l’ame et de son corps, qui les fait composer unum per se; unanimal,
- un vivant. On a donc eu raison de refuter le sentiment, de ceux qui nient
- l’Action des causes sevondes. Mais il paroint que l’auteur de la Refutation
- mais il faut le faire sans renouveller les fausses influences de l’co telles que sont les especes de l’Ecole
- Fmais quelque
- epose d’incom
- plet
Cite
LBr. 768 · Remond, fol. 50v. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 79). https://leibnizlegible.com/page/DE-611-HS-866420:0102?run=79