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LBr. 947 · Urbich, fol. 115v

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  1. Consieur de Bernsdort repondit à cela le plus
  2. civilement du monde, et me dit qu’il ne pouvoit point entres
  3. dans aucune nouvelle negotiation en absence de Monseigneur
  4. Thlecteur mais qu’il etoit cependant tres persvade que S. A. E. sergit
  5. toujjours bien aise d’etre en bonne intelligence avec un aussi
  6. grand Monarque que le Car, et que pour luy, il y contribuerit
  7. volontiers: ne doutant point que sa Mte Charienne n’enfe als
  8. intentions dignes d’Elle, et pleines de generosité
  9. Quant à la plainte de M. d’urbich, comme si nos Ministres
  10. avoient negotié contre le Char; il me pouvoit asseurer que S. A. E. n’avoit
  11. pris aucune part à ce qui regarde les affaires dela suede hors de l’Empire.
  12. mais qu’Elle avoit jugé absolument necessaire detravailler detout son
  13. pouvoir a faire que le Roy de Suede avec son armée ne penetrat pas
  14. plus avant dans l’Empire, ou ne fit pas un plus long sejour: et qu’elle avoit
  15. ordonné à ses Ministres de faciliter ce qui pouvoit mener à se but,
  16. et d’ecarter tout ce qui le pouvoit empecher. que Dieu avoit beni en
  17. cela les soins de S. A. E. et qu’il étoit asseuré que le Carmeme et ses linistres
  18. ne pourroient point blamer cette intention
  19. J’ay mande ces choses à M. d’Urbich, mais je n’en ay pas
  20. encor eu reponse. Cependant Mgr Ilecteur etant sur le peint daller
  21. au Ghoeur pourquelques semaines, et M. de Bernsdorf étant absent,
  22. j’ay crû que je ne devois point tarder d’informer S. A. E. de ce qui s’est passé.
  23. d’autant plus que M. durbich m’avoit marque dans une de ses lettres
  24. que le temps pressoit, et que si lelhar trouvoit dela repugnance rcy
  25. il seroit obligé de tourner ses veues ailleurs: et il me sembleu’il
  26. vouloit insinuer, que si ce prince ne pouvoit prencre aucune confiance
  27. en cette jour, il s’attatheroit d’avantage à celle de Berlin
  28. Je juge par toutes les circomstances que l’intention du Carest
  29. de prendre quande part à l’avenir aux affaires generales de l’hurope
  30. de s’emparer de l’autorité que la suede y avoit, et même d’aller bien
  31. au delà. Et comme ce Monarque est tres puissant, que l’Empereurle menage-
  32. à cause dela Hongrie, et les puissances maritimes à cause du commerce;
  33. il semble qu’il est important d’avoir quelque credit aupres de luy; pourveu
  34. Plarmoire
  35. que la chose se puissefaine sans blesser ce quedl attiance ou l’on a eté avec la
  36. suede peut encor exiger, à quoy il semble que le Carne s’opposera
  37. point puisque’alliance meme ne subsiste plus.

Cite

LBr. 947 · Urbich, fol. 115v. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/DE-611-HS-867767:0230?run=74