LBr. 16 · Arnauld, fol. 99v
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- pour passer à vos autres doutes
- que je croy mantenant que vous verres
- Monsieur comment je l’entents, quand je des qu’une corps
- n
- substance se donne e mouvement elle même
- puisque tout estat precedent d’une substance
- est une soite de son estat precedent. Il
- est vray qu’un corps qui n’a point de mouvement
- ne s’en peut pas donner; mais je tiens qu’il n’y a
- point de tel corps aussi les corps a eptosem
- à parter dans la rigueur ne sont pas poussés par
- les autres, quand il se fait un choc, mais par leur
- propre mouvement, ou par leur ressort, qui est encor
- un mouvement de leur parties. Toute mase corporelle
- dip
- grande on detite a deja en elle toute force qu’elle peut jamais acquerir
- mais la renontre des autres corps ne luy en donne
- que la determination, e ou plus tost cette determina
- tion n’arrive que dans le temps de la rencontre
- Vous me dires que Dieu peut reduire un corps à
- l’estat d’un parfait repos, mais se reponds
- qu’à lors ce corps n’a garde que Dieu le peut aussi
- exter destitue
- d’action et de passion n’a garde deetre une
- substance. Vous voyés aussi que mon raisonnemen
- Opinion confirme plus tost qu’ele de truit la preuve
- du premier moteur. Il faut tousjours rendre raison
- du commencement du mouvement, et de l’accord des
- mouvemens et de ses loix, et de l’accord des mouvene
- entre exx. ce qu’on ne sçauroit faire sans recourir
- à Dieu Ma mais Je remue non pas à cause
- que je veux, car j’ay beau vouloir qu’une mon
- tagne se remne; si je nay une foy miraculeuse, il
- ne s’en fera rien; de n’est pas mais parce
- que je ne le pourrois vouloir avec suvces, si ce
- n’estoit justement dans le moment que les ressorts
- de la main, se vout debander comme il faut pour
- cet effest; d’autant que mes passions s’accordent.
- avec les mouvemens de mon corps. L’un accom-
- pagne tonsjours l’autre en vertu de la correspondance
- establie cy dessus, mais chacun a sa cause immediate
- chez soy.
- Je viens à l’article des Formes ou
- Ames que je tiens tousjours indivisibles et
- indestructibles. Je ne suis pas le premier de
- cette opinion. Les Cartescens demeurent l’accord
- que toute ame ver ou forme substantielle
- veritable doit estre videstructible, et c’est pour
- cela ils les refisent la refusent aux bestes, bien
- que M. des Cartes dans une letre à Mons. Morus
- parmenide (dont platon parte avec veneration
- à cra qu’il n’y avoit point ont aussi bin que
- Melisse a sontenu qu’il n’y avoit point de Genera
- tion ny corruption qu’en apparence; Aristote le temroigne
- e l’origine les formes a tous- lb livre 3 du ciel Map. 2. Et l’auteur dec 1 lime
- de Dieta, qu’on attribue a Hippociate dit expressem
- qu’un que les anima ne sçauroitut estre engendré
- tout de nouveau ny détruit tout à fait. Albert le Ggrand et jeau
- Bacon semblent avoir soutenu que les formes substantiel
- les estoient déja cachées dans la matiere de tout de
- temps; Fernel les fait des cendre du ciel, pour ne
- rien dere de ceux qui les detachent de l’ame du monde
- tone ege ils ont tous veu une partie de la verité
- mais ile ne l’ont point de veloppee Il me semble que
- S. Thomas tient l’ame des bestes pour indivisible. et
- nos cartesiens vout bien plus coin puisqu’ils sontieunen
- que toute ame et forme substantielle veritatle
- doit estre indestructible et ingenerable,
- cela qu’ils la refusent auxbestes bien que M. des Carte
- dans une lettre à M. Motus temoigne de ne vouloit
- pas asseurer qu’elles n’en ont point. Et puisqu’on ne
- se formalise point de ceux qui introduisent des Atomces
- son jours subsistant, pourquoy trouverat on estrange qu
- ancien inter prete d’Aristote et Gabriet dise autant des ames a qui e l’indiviscbilite convient p
- Bel demstent mni ste de colte opraus tote q nt a custume et paime aoter aecius e cnte
- e
- es
- Noqe pluslostce quelus a
- de
- veel dans le mouvent
- a chay moment c’est à dire la
- fore deficateve, dont il est une suite;
- anct zulassu bist
- Tou au moins il suffit que je declare
- que si jamais Dieu re uit quelque
- corps a un par fait repos, ce qui
- ne se sçauroit faire que par
- miracle, il faudra un nonveau
- miracte pour luy rendre
- quelque mouvement
- Au reste
- formas oririper creationem
- Biel a sent dist. 1..
- qu. 1. Bodin p. th. Histi
- l. 8. 2
- mell. de rer
- aetern. p. 2. p. 397
- et pse. p.s71
- =ce qui se fait
- d’autant plus
- LS. Thomas aiseru
- indivisiores si je ne me
- trompe, Albert le grands
- apies que quel ques Arabes
- paroist auder nie la gentra
- tion et la corruption que
- les philoso phes entendent
- par la quelle une substance
- forme substantelle couence
- on cesse d’estre. Et la question
- jours pari difficile
- Atordis
- plusieurs out eru la transmigration,
- d’autres la traduction des ames
- licu
- et tranformant 8
- ud
- ue
- d’autres plusieurs ne pouvant expliquen
- etq
- autrement l’ovigine des formes
- ont accordé qu’elles s comment
- par une veritable creation, et au lieu
- que je n’admets cette creation qu’a
- a
- ne
- ne E spoits; de l’ame vaisou able
- que toutes les autres forme
- ensent point ont esté crećes
- avec le monde; ils croyent que cotte
- creation arrivé tous les jours quand
- dan son liure le moirdre vers est cugendre philopont
- e
Cite
LBr. 16 · Arnauld, fol. 99v. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/DE-611-HS-957298:0200?run=74