Leibniz-Handschriften zur Mathematik LH 35, 8, 15, fol. 12v
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- Mr. Barrom avoit donnée septans aupararant dans ses Lecons Ceo
- metriques. La demonstration des deux Mechodes est justément la
- même, excepté que Mr. Barron exprime la difference de l’Abscisse
- par e, e la difference de l’ordonnée par an à la place desquelles
- MT. Feibnitz substitue les Symboles dx et dy. Autant donc que
- cette Methode peut s’étendre, Mr. Deibnitz ne sçauroit pretendre d’y
- avoir fait aucune nourelle decouverte: Au ne paroit il pas que
- Mr. Barroro se Poit piqué d’en etre l’inventeur, car il dit que cette
- methode étoit deja commune dans ce teme la; d’ou il paroit, que
- MIr. Leibnitz n’a aucun droit à l’inrention de certe partie du C alcul
- differentiel, dont les Equations sont exemtes de quancites irracio-
- nelles; puis qu’elle étoit imprimée rant d’années aupararant.
- Tout ce qu’il a donc droit de pretendre, c’est d’avoir donné des
- regles pour les lquations dont les termes lont enveloppez de signes
- radicaux; c’est par rappore à ces resles qu’il nous dit dans la lectre,
- que la methode cAt plus étendué que celle de Susus, et qu’elle eAt
- dulase quand il surrient des quantirez irrationelles; que ces Portes
- de quantitez n’apportent aucun obstacle à la methode, n’y ayant au-
- cune necessité de les Dcer, ce qui rendroit le cravail intinimene
- penible.
- Mais ce qu’il dit est precisement la même chose que ce que
- Mr. Nevron luy avoit dic aupararant. Mr. Nevron luy avoit écrit, quo
- Tans reduire les lquations, dont les termes éroient enreloppez de (g-
- nes radicaux, ce qui rendroit le crarail immense, les l’angences le
- ciroient immediatement. Mr. Leibnirz n’aroit donc poine enroré à
- BIr. Nevron de nourelle invention; mais luy aroit renroyé la même
- chose qu’il avoit recene de lur. prosquo dans ses propres termes.
- Mr. Neuton aroit aussi dit de la méchode, que le fondemene tur
- lequel else etoit bacie s’écendoit aux quadratures des Courbes:
- MT. Leibniiz s’apperceut sur le champ que la methode aroit la même
- proprieté; de il eut alors la candeur de conclurre, Tur les Caracte.
- res qui étoient communs aux deux methodes, que la methode ne
- disferoit pas de celle de Mr. Nenron. II paroit même se feliciter de
- ce qu’il aroit decourere le secret de Mr. Neuron: Ses paroles sont
- remarquables, Arbitror quae celare voluit Herrconus de Tansentibus
- ducendis ab his non abludere. Ouod addit ex eodem fundamento Oua-
- draturas quoque reddi faciliores, me in hai sententia confirmat; ni-
- mirum semper fisurae illae sunt quadrabiles quae sunt ad sEquationem
- differentiatem.
- LC rappore que je donne ici est à la rerité un peu plus lons que
- celur que l’auteur des Remarques appelle un rapport reritable:
- mais je laisse au lecteur à juger s’il n’est pas plus jutte de plus con-
- Forme à la verice que le lien; il n’y a rien qui ne soit eneierement
- etre des lettres de Mtr. Nomton, de de celles de Mr. Leibnitz.
- Maloré toute certe eridence se EOuTeS ceS raIIONS, nOErC AUTeUT
- assure hardiment que ce n’est que sur de simples conjectures, de de
- fausses supposicions, que l’inrencion du C aicul disterentiel est atcribué à
- MP. Nemton; le contraire, dic.il, paroir en termes exprès dans les
- Lettres pubiiéespar Mle. Wallis. Mais il ne reture point ce qu’il ap.
Cite
Leibniz-Handschriften zur Mathematik LH 35, 8, 15, fol. 12v. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 73). https://leibnizlegible.com/page/00068110:0024?run=73