Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 1, 2, fol. 45r
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- Voyans pourtant comment Monsiour
- payle prefend justifi prouver que les
- objections que la Raison scurnit contre les Mysteres
- sont insolubles. Il fait voir que lLuther
- il alleque les autorités des Theologiens qui paroissent reconnoistre l’insolubilité des objedion
- favorables à ce sentiment. Luther en est un
- des principaux, mais j’ay deja repondu à l’endroit,
- ou il paroist dire que la Philosophie contredit
- à la Theologie. Le paffage de Chemnice (Rep au Provinc. F. 3, p. 654652)
- cité par Vedelius, critique dans par Vedelius
- et defendu par jeau Musans, du ce celebre Theologien,
- paroist dive nettement, qu’ il y a des Verités
- dans la parle de Dieu, qui sont non seulement
- au dessuz dela raison raison mais aussi contre
- la Rq la raiso; ne doit estre ontendu que des
- principes dela raison conformes à l’autre de la nature,
- comme Musaeus l’a expliqué aussi
- dFc. 246 de seito artitrio)
- ou il dit que la justice de l’injustice apparente
- de Dieu est prouvée par des argumens quiu pris de l’adversité des gens de bien et de la prosperite
- à quoye aucune raison ny la lumiere naturelle
- ne peuvent resister (argumentis talibus
- traducta, quibus nulla ratio aut lumen naturae
- potest resistere) mais il fait voir qu’il n’entendun peu apres, qu’il
- que de la raison que par rappo ne l’entend que de
- ceux qui ignorent l’autre vie; puisque il adjoute
- que qu’un petit mot de l’Evangile dissipe
- cette difficulté en nous apprenant qu’il y a une
- autre vie ou ce quin’a pas été puni et
- recompensé dans celleci le sera. L’objection’ est
- donc rien moins qu’invincible, et même sans l’Evangile le seconts de l’Evangile
- on se pouvoit aviser de cette reponse. On alleque
- aussi un passage de Chemnice critique
- par Vedelius, et defendu par jean Masaeus, CRep. au Provinc. (. 3. p. 652)
- ou ce celebre Theologien paroist dire nettement
- qu’il y a des verités dans la parole de Dieu, qui sont
- non seulement au dessus de la raison, mais ausse
- contre la raison: mais ce passage ne doit estre
- entendu que des principes de la raison conformes à
- ’ordre de la nature, comme Musaeus l’explique aussi
- il est vray pourtant que M. Bayle trouve quelques
- passages autorités qui luy sont plus favorables. Celle de
- M. Des Cartes luy même est une des principales. Cet anteur le grand homme
- et il s’est suivi de M de la forge qui dit positivement
- (1. part. de ses principes art. 41) nous n’aurons point
- du fout de peine à nous delivrerdes difficultés (dela
- difficulté que l’on peut avoir à accorder la liberté de
- nistre vo lonte avec l’ordre de la prooidence eternelle
- de Dieu) si nous remarquons que nostre pensée est
- finie, et que la science et toute puissance de Dieu
- est infinie par la quelle il a non seulement connu de
- ute cremate , ee qui fant quo aois gutice qu est ou qui fent estre.
- Contreles m
- CIs mechans,
Cite
Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 1, 2, fol. 45r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068272:0089?run=74