Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 1, 2, fol. 48v
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- Je ne voy point qu’on ait besoin de tout cela
- si ce n’est qu’on pretende de pousser jusqu’n le raisonnement jus qu’au
- comment du mystere. Quand on se contente den
- soutenir la verité du mystere sans se meler de
- la vouloir faire comprendre, on n’a point
- pesoin de recourir aux maximes philosophiques
- generales ou particulieres pour la prouver;
- et lors qu’on nous jectquelques maximes
- pposet
- philosophiques, il n’appartient pas a nous
- de prouver quel qu’elles d’une maniere
- claire et distincte que ces maximes sont conformes
- avec nostre dogme, mais il appartient à
- nostre adversaire de prouver quelles y sont
- contraires M. Bayle poursoit au même ainsi au même endrois
- endroit: Pour cet effect nous avons besoin d’une
- reponse qui soit aussi evidente que l’objection,
- et sil faut repliquer ou du pliquer
- ay lej monstré que cela arrive, lors qu’on
- se contente nie des premisses; mais qu’au
- reste il n’est point ne cessaire que celuy qui
- des propositions evidentes; puisque la these même principale, qui regarde le mystere meme,
- sontient la verité du mystere avance tousjours
- qu’il soutient n’est point evidente; il adjoute encor:
- s’il faut repliquer et dupliquer, nous ne devous
- jamais demeurer un reste, ny pretendre que
- nous soyons venus à bout de nostre dessein
- pendant que nostre adversaire nous repliquera des
- choses aussi evidentes, que le sauroient estre nos
- raisons. Mais le n’esta soutenant d’allequer
- des raisons; il luy suffit de repondre à celles
- de son adversaire aute conclut si l’on enfin: si l’on
- pretendoit que faisant une objection evidente, il
- se doit payer l d’une repouse que nous
- no pouvons donner que comme une chose possible,
- et que nous ne comprenons pas on seroit injusse.
- je ne suis point de ce sentiment. Si l’objection estoit
- d’une parfaite evidence, elle seroit victoriense, et
- la these seroit detraite. Mais quand l’objection
- il le repete dans les dialogues p. V9
- n’est fondéé que sur des apparences et qu’elle veul
- que celuy qui la fait, en vent tirer une conclusion
- Tou sur des cas qui
- arrivent le plus souvent
- universelle et certaine; il suffit à celuy qui soutient mystere peut repondre
- le mystere de repondre par une l’instance d’une simple
- possibilité, puisqueme telle instance saffit pour
- monstrer que ce qu’on veut infere vouloit nlure inferer des premisses,
- inferer veut inferer n’est point certain ny general.
- Car ccluy qui sontient le mlr il suffit à celuy qui combat porr
- ais
- les Mysteres sont contre les
- comu dix concenons
- sans qu’il ait besoin de maintenir qu’il est vraisemblable. Car j’ay dit souven
- qui sontient le mystere de maintenir qu’il est possible,
- cependam il n’auroit pas même besoin d’alleguer une telle instance
- telle instance, et qu s’il le fait, on peut dire que c’est une
- oeuure de supererogation, ou qu’il le fait pour mieux que c’est un moyen de mieax
- confondre l’adversaire. il y a or un passages de M. Bayle
- pais enfin peut este
- dans la reponse
- (post humes opposes
- contre Milequetot.
- apparences.
Cite
Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 1, 2, fol. 48v. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068272:0096?run=74