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Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 3, 1, fol. 10r

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  1. Ainsi objet immediat hors de nous et que nous
  2. par exemple
  3. voyons toutes choses luy comme lors que nous voyons
  4. peusons voir le soleil, les et les astres c’est Dieu
  5. qui nous en dou a donné et conservé les idées, et
  6. qui nous determine à y penser effectivement da par son concours ordinaire, dans
  7. le temps que nos sens sont disposés d’une certaine
  8. maniere, suivant les loix qu’aa establies.
  9. Dieu est le soleil et la lumiere des ames, lumen
  10. illuminans omnem hominem venientem in hunc
  11. mundum. Et ce sentiment n’est pas d’aujourdhuy
  12. qu’on est dans ce sentiment. Du te por ne rien dire
  13. Apres la sainte écriture et les peres, qui ont tousjours
  14. esté plustost pour Platon que pour Aristote, je me
  15. souviens que du temps des Sl Scholastiques, plusieurs
  16. ont crû que Dieu est la lumiere de l’ame, et comme
  17. ibs selon leur maniere intellesus agens animae rationalis
  18. Les Averroistes l’ont prs dans un mauvais
  19. seus, mais d’autres, parmy les quels je croy que
  20. Guithaume de S. Amour s’est tronné Docteur de sorbonne.
  21. s’est trouvé, et plusieurs Theologiens mystiques l’ont
  22. pris d’une mau maniere digne de Dieu et capable
  23. d’elever l’ame à la connoissance de son bien
  24. je ne suis pas dans
  25. Cependant je n’approuve pas le sentiment
  26. de quelques habiles s philosophes, qui tiennent
  27. semblent soutenir que nos idées mêmes sont en Dieu
  28. et nullement en nous. Cela vient à mon avis de
  29. qu’ils n’ont pas assez considere encor tou ce que nous venons d’expliquer icy touchant les sulstanes,
  30. comme
  31. one etendue de nostre ame ’oet elle enferme
  32. tout ce qui luy atrive, et coment elle exprime les Dieu et tous les estres possibles et actuels, ause.
  33. l’dssence de Dieu. Aussi est ce une chose inconcevable
  34. que je peuse par les idées d’autruy. Et il faut
  35. ven qu’un effect exprime sa cause. Il faut bien
  36. aussi que l’ame soit affectée d’une certaines maniere
  37. lors qu’elle pense à quelque chose et il a aois en elle
  38. par avance non seulement la puissance passive de
  39. pouvoir estre affectée ainsi, la quelle estoit deja
  40. toute determinée, mais encor une puissance active
  41. en vertu de la quelle sa matore il y avoit déja a tousjours eu
  42. dans sa nature des marques ou dispositions de la de la
  43. production future de cette pensée, et des dispositions
  44. à la produire en son temps. Et tout cecy enveloppe déja l’id ée comprise dans cette pensée
  45. Pour ce qui est de l’Action de Dieu Xx
  46. sur la volonté humane, il y a quant té de
  47. considerations assez difficiles, qu’il seroit long
  48. de poursuiure icy. Neautmoins pour en touchervoicy ce qu’on peut dire en gros
  49. quelque chose en gros, il faut distinguer les
  50. ut a nosaction
  51. les indifferentes Dieu (ne fait que suivre les loix
  52. de nature, qu’il a establies, c’est à dire il conserve
  53. et produit continuellement nostre ntre en sorte, que
  54. les pensées luy arrivent dans l’ardre que la notion
  55. de cha nostre substance individuelle se porte dans la quelle on pouvoit prevoir de toute eternité. Depls
  56. et il en vertu du decret qu’il a fait que la
  57. nostre volonté tendroit tousjours e au bien il
  58. determine nostre volonté au choix, sans la necessiter
  59. eantmoins. Car absolument parlant, elle est dans
  60. l’indifference, l’un et l’autre choixe luy estant et demeurant
  61. égalemnt possible. E ame Il depcend donc de l’ame
  62. e ser eamnite l ri tes erurre
  63. +d’avoir remarqué autresfois
  64. immediatement
  65. XXIX Fcepondant nous pensons par not
  66. propres idées, et non par celles de
  67. Dieu
  68. parcequ’un effect exprimesa
  69. effectirement
  70. comment Dieus inclic
  71. cette action libre est
  72. aus sa notion, et qannt
  73. qu’elle n’a point de droi
  74. ritius judas sil
  75. qu’on
  76. stre ame, sans lu necessiter
  77. plaindre; si
  78. hoit peint ne servit poet
  79. cilaue qua est eesul ne han
  80. is seulam
  81. s demander pourguous
  82. quoy ju
  83. pecheur
  84. est admis al’existence pregerablement à quelquautaes
  85. ecte
  86. ersounes postibles
  87. deta
  88. +et mêmes dans les mauvarises
  89. +spontainement et naturetlement
  90. pparent
  91. perfection
  92. originale avant le
  93. peche.
  94. uliguili
  95. ise cettair e
  96. o e e qui paroist le meilleur
  97. entyat qu’et qu’on l’oppose à la necessite
  98. et à le pouvoir de faire autrement
  99. ou de suspendre encor son action;
  100. ou librement

Cite

Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 3, 1, fol. 10r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068289:0019?run=74