Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 3, 1, fol. 11v
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- Mais la principale difference est, qu’elles ne connoissent
- pas ce qu’elles sont, d’on vient, que passant par mille
- transformations, à peu pres, comme nous voyons, qu’une
- peia chegille se change eu papilloir, c’est
- autant comme si on disoit qu’elles perissent ;
- Mais l’ame intelligente connoissant ce qu’elle est
- et pouvant dire ce qu MOx, qui dit beaucoup,
- elle cs ne demeure pas seulement et subsiste
- la même Metaphysiquement, mais elle demeure
- encor la même moralement et fait le même
- personnage. Aussi est car c’est ce
- le souvenir, ou la connoissance de ce moy, qui
- la rend suses capable de chastiment et de
- recompense, tussi l’immortalité qu’on demande dans la morale, et dans la religion
- ne consiste pasadans cette subsistance perpetuelle toute seule
- qui convient à toutes les substances, casans le souvenir de ce qu’on a esté, elle
- n’auroit rien de souhaittable. Supposons que quelque mirable particulier
- doive devenir tout d’un coup Roy de la Chine
- mais a condition d’oublier ce quuquad au hefsecte
- ce pas autant dans la practiq que
- + comme s’il venoit de naistre
- aneanti, et qu’un Roy de la chene devoit estre
- esseut appercetoir tont de nouveau
- crée dans le même instant à sa place? Ce qu’il que ce particulier
- n’a aucune raison de souhaitter
- Mais po faire juger pay des raisons
- naturelles, que Dieu conservera tousjours non seulement
- nostre substance, (comme il est munifeste par nos
- meditations espliquées jusqu’iy) mais encor nostre
- personne, c’est à dire le souvenir et la connoissame
- de ce que nous sommes il faut joindre la Horale à la
- queles Estrits expriment plusse
- s
- le
- Metaphysique, c’est à dire il ne faut pas seulement considerer
- Dieu comme cipe la cause de toutes les substantes et de tous lest les Estres
- mais encor comme chef de toutes les personnes ou substances intelligentes, et comme
- Monarque absolu de la plus par faite ReplCité on Republique
- composee e tous les esprits
- qui est celle de l’univers, luy même estaut
- aussi bien la plus accomplie le plus accompli de tous les
- Esprits, qu’il est le plus grand de tous les estres. Car
- asseurement les Esprits sont ou les seules substances
- qui se trouvent au monde (en cas que les corpsne
- sont que des phenomenes rees veritables) ou bien
- ils sont au moins les plus parfaites. Car toute la nature
- fin, vertu, et fonctiondas substances n’estant que
- d’exprimer Dieu et l’univers, comme il a esté assez
- expliqué il n’y a pas lieu de douter, que les substane
- qui l’expriment avec connoissance de ce qu’elles font,
- et qui sont capables d’inventer et de connoistre
- des grandes verités à l’egard de Dieu et de l’univers,
- expriment mieux sans comparaiion ne l’expriment
- mieux sans comparaison, qu’une que ces natures, qui sont ou brutes Gou
- brutes ou, tout na fait destitnées de sentiment et de
- connoissance; et la difference est aussi grande que
- cellequ’il y a entre le miroir et celuye qui voit
- Et comme Dieu luy même est le plus grand et le plus sage des Esprits
- desprit il est aisé de juger, que les substunns Estres
- avec les quele il peut pour ainsi dire entrer en
- conversation o en societe et même en societé
- en leur communiquant ses sentimens et ses volontés
- d’une pat maniere particuliere, et en telle sorte
- qu’ils peuvent ee ponnoistreet aimer
- leur bienfaiteur, le doivent toucher infiniment plus
- que les reste des choses, qui ne oint passer
- que pour les instrumens des Esprits. Comme nous voyons
- que toutes les personnes raisonnables sages font infiniment
- plus d’estat d unf pensonne autre personne, que de quelqeautre chose quelque pritiense qu’elle
- soit. e s quelcun avoit il semble que la plus grande satis faction, qu’une ame d’ailleurs contente
- qui d’ailleurs est contente, peut avoir, c’est de se voir aimée des et estimée des autres
- ny ce qu’elles font et ne pouvant
- faire des reflexions, ne sçaurotent de couvrit
- les verites. C’est aussi faute dep refler cons
- aes on s qua moral
- bien plus que les autres
- XX Exellence des Esprits par dessus des autres
- substances, ames, ou formes substantielles
- que l’immostalité qu’on demando importe
- Dieu quele monde, mais que
- monde
- Ex cellente des sputs, et que diu
- iatres creaturesnaau
- (quoyque elle soit quelques fois suspendue
- dans le sommeil et dans les défaillances,
- la connoissance distincte en,
- quoyque à l’egard dieu, il y aye cette
- difference, que hostre culte ne sçauroit rien
- adjouter à sa pfite selit sutis faction
- la nostre connoissance n’estant qu’une suite de sa
- super souverainé et par faite felicité bien
- loii d’en estre en partie la cause
Cite
Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 3, 1, fol. 11v. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068289:0022?run=74