Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 3, 1, fol. 16v
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- formes substantielles qui sont aujourd’huy si decriéés. Mais
- ils ne sont pas si eleignes de la verité, ny sy ridieules que
- le vul gaire de nos nouveaux s’hilosophes se l’imagine, je
- de meure d’acar que la consideration de ces formes ne sert
- de rien dans le detail de la physique et ne doit point estre
- employée à l’explication des phenomenes en particulier
- et c’est en quoy nos scholastiques ont manqué et les
- Medecins du temps passé à leur exemple, croyant de ren
- dre raison des proprietés des corps, en faisant mention des
- formes et des qualites, sans se mettre en peine d’examiner
- la maniere de l’operation, comme si on se vouloit conten
- ter de dire qu’une horloge, à la quantité horodictius
- prevenante de saforme, sans considerer en quoy tout
- cela: consiste. Ce qui peut suffire en effect à celuy qui l
- achetes pourveu qu’il en abandonne le soin à un autres
- Mais ce manquement et mauvais usace des formes rejelle
- une chose dont la connoissance est si necerfaire en Metaphuy
- Sig, que sans cela je tiens qu’on ne sçauroit bien connois
- tre les premiers principes hy élever asser l’esprit à la
- connoissance des natures in corporelles at des merveilles de
- Dieu. Cependant comme un Geometre n’a pas besoin
- de s’embarasser l’esprit du fameur labyrinthe de la com
- 1
- position du continu, et qu’aucun Thilosophe moral et
- encor moins un jurisconsulte ou politique n’a point besoin
- de se mettre en peine des grandes diffieultes qui se trou
- vent dans la concilication du libre arbitre et de la provi
- dence de Dieu; puisque le Geometre peut achever
- toutes ses demonstratsions, et le politique peut terminer
- toutes ses deliberations sans entrer dans ces discusions
- qui ne laisent pas d’estre necessaires et importantes
- dans la philosophie et dons la Theologie: De même
- un Phsicien peut rendre raison des experiences se ser,
- vant tantost des experiences plus simples deja faites
- Aantost des demonstnaction quometriques et mechaniquo
- sans avoir besoin des consillerations generales qui sont
- d’une autre sphere; et s’il y employe le concours de
- Dieu ou bien quilque ame, Archée ou autre chose de
- cette nature, il extravaque aussi bien que celuy qui dans
- une deliberation importante de practique voudroit entre
- dans des grands taisonnement sur la rature du dev
- tin et de nostre liberté; comme en effect les hommes
- font aosez souvent cette faute eans y penser lons qu’ilss;
- embarassent l’esprit par la consideration de la fatalité
- et mêmes parfois sont detournés par lu de quelque bonne
- resolution, ou de quelqu soin ne cessaine
- descay que
Cite
Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 3, 1, fol. 16v. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068289:0032?run=74