Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 3, 7 F, fol. 1v
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- la presence de l’humanité de Jesus Christ ou queque autre occasion nous y porte.
- Et quand cette humanité neseroit pas presente, il n’y auroit point de mal, ny d’idolatrie
- puisque les actes de pieté sont tousjours bons, quand même quelque erreur y douveroit occasion
- d’autant que Dieu ne chicane pas comme les hommes. Si un enfant croyoit son
- pere trusjours present, et faisoitat son devoir dans cette croyance, il ne le faudroit
- pas detromper. Il dit la même chosé des images, autant qu’elles servent à exciter
- la piete, et pense que celles de jesus christ et des saints valent mieux que les Tableaux impu,
- diques que bien des Reformes aussi bien que les autres souffrent sans scrupule
- d’autres abusent des images, dit il, il est assez pour vous, que vous en usiés bien
- il adjoute que la dotrine du Purgatoire, ou de quelques peines temporelles apres
- cette vie est tres utile, tenant les hommes en crainte et en respect pour la justice
- incorruptible de Dieu. Si j’estois en vostre place (dis il à ceux qu’on a
- forces au culte qomain en france) je n’y conformerois de bon cieur, et
- mêmes avec edification. On ne se rend pas selon lui) coupable des abus, quoy
- on commanie avec ceux qui en commettent car Jesus Christ (dit il participoit
- lui même à toutes les Eeremonies des juifs, quoyq’on y tolerat mille abus et
- Si on vous prend vos literes, sadjoutet -il) vous
- en trouveres de tres edifians et de tres salutaires entre les catholiques Romains.
- erreurs mortelles.
- il recommande particulierement Thomas à Kempis, le Chrestien interieur de
- hons. des Bernieres, et en matiere de Theorie l’exposition de M. l’Euéque de Meaux.
- sans s’arreter à ce qu’on dit qu’il dequise les sentimens, et qu’on en a bien d’autres dans
- son Eglise. Laisses leur en avoir (dit il) tant qu’ils voudront, pour vous, tires
- tousjours de toutes choses le meilleur sens, et le meilleur usage, puisque SelonS.
- Paul toutes choses tournent en bien à ceux qui aiment Dieu
- Voilà la substance de l’avis donné aux Nouveaux Convertis
- deFrance. Il faut avouer, que l’auteur parle fort nettemrent, et qu’il dit bien
- des choses tres bonues. Mais je ne şay s’il donne toute la satisfaction qu’on demande
- et s’il ne dissimule pas qu’elques grandes difficultés Car il semble que ces principes
- auroient encor servi aux chrestiens de la primitive Eglise pour s’accommoder du laganise
- Car les payens estoient plus traitables en certaines choses, que nos chrestiens. Ils ne
- demandoient que les ceremonies exterieures, et ils n’exigeoient pas, qu’on jurat sur
- certains articles ou professions de foy. Il y avoit une grande liberté dans l’explication
- du culte des Dieux. plusieurs philosophes croyoient que tous ces dicux n’estoient que des rous
- divers d’une même divinité souveraine selon ses attributs differens: l’autres
- reconnoissans un Dieu supreme consideroient les autres comme Ministres. Il estoit
- donc permis aux chrestiens de Choisir l’opinion d’un Dieu unique et supreme, et
- personne ne les auroit inquiete la dessus. Car les opinions des autres qui
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Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 3, 7 F, fol. 1v. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068302:0002?run=74