Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 4, 8, fol. 16v
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- D. Je crois d’avoir compris vos enseignemens, et enfin que vous en
- puissiés juger, jen feray une petite recapitulation. Il a esté dit qu’il y a
- une grande differeuce entre les trois vertus divines, car parunacte de cette
- vertu divine qu’on appelle l’amour, le pecheur est d’abord justifié, et
- le mort est ressuscite, et le vivant estanimé de nouveau par e un epanchement
- la
- ae sancifi
- s cist). pr les actes des deux autres vertus, sç avoir de la foi et
- da
- culi
- suicunt lagnae qbtenge
- Je l’esperance, l’homme merite, s’il est juste on vivant, et reçoit une nouvelle grace, mais quan
- il est injusté ou mort, c’est à dine en estat du peché morte il demeure mort
- jusqu’à ce que la penitence ou l’amour le ressuscitent
- aves
- es
- vous estes justement entré dans ma pensée ex fort bien
- compris la difference qu’il y a entre les effects des vertus divines+)
- sur ces verta.
- D. Je trouve cependant encor quelque difficulté touthaut la difference
- qu’il y a entteur natures et propretés. Et il me semble que l’Esperance
- de la maniere que vous l’aves décrite n’est pas fori differente de l’amour.
- Car l’esperance est aussi un amour, puisqu’elle est un desir de Dieu et
- des choses divines; or desirer, esperer it attendre, n’est autre lhose qu’aimer.
- C. vostre objection ou remarque est tres importante, et peu-
- de personnes; même de ceux qui se croyent fort entendus en matieres
- Spirituelles penetrent jusqu’à ces considerations. C’est pour quoy j’ex
- J’expliqueray la chose à fonds et c’est une partie ds de ce beau secret spirituel
- que je vous s promis d’abord, et que vous ne trouverés pas aisement dans
- beaucoup autres livies de devotion. il est vray que cecy est un peu difficile à entend
- u plus difficile a expliquer. je tacheraque neantmoins dlcrendre aussi intellinit
- aail me sera possible. S on n enten Qui in’eutendra aura trauve un merveilleur
- tresor, dont il se rejouira grandement qui ne l’entendra point se peut donner
- patience, car s’il n’y gagne rien, il n’y perdra rien aussi; pour vous mon cher
- je ne doute point que vous ne mentendies, si vous prenés garde. Je
- vous diray donc qu’ily d deux sortes d’amour, sçavoir l’amour de concud
- piscence, et l’amoninde brenveellarce el amitie. (S. Thom. 2. 2. 9. 23.
- art. 1.) L’Amour du desir ou de la concupiscence se practique
- quand je desire, souhaitte, ou de mande uelque chose pour moy et qu’and je l’ay
- que j’embrasse apres l’acquisition, avec un sentiment d’amour et
- d’affection, et my plais, comme dans une chose, qui m’est utile, commode
- agréable, bonne, voluptueuse, deliciense (aux ius et plaisante
- aimable, deliciense, plaisante. Par exempee c’est de cet amony de concu-
- picence que j’ajme le rafraichissement d’une boisson fraiche et agreable
- quand j’ay soif, car jy trouve du plaisiir et des delices. C’est aiusi qu’on aime
- un beau cheval, un excellent sablean, une belle maison, des beaux habit
- des per jouaux de prix, et mille autres choses, que je me sonhaitte et que je desire
- pou ma satisfaction. C’est encor ainsi qu’un amant aime sa maistresse qu’on
- luy agaccordée, payce ou accordée; parce qu’elle et a beaucoup, de graces,
- qu’elle est agreable qu’elle est riche, qu’elle est belle. Ou il faut re marque
- que lors que la chose qu’on desire, et qu’on embrasse d’un amour de concupiscente
- n’est pas presente, ao en sorte que je ne l’aypas, et n’en puis point jouir, cet
- amour ou cette affection que je porte à cette chose absente, est appelle une Esperance
- on bien un desin. D Et pour parler distinctement il y a quatre actes delacorcu pisce
- l’amour qui fait abstraction du present et de l’absent, le desir quand la chose est absente
- ’esperanee quand elle est absente et difficile mais consideree comme possible) eafin
- la joye ou lla fruition, quand on la possede. Mais l’mont de la sienveillai
- ou de l’Amitié se prerctique envers celuy qu’on aime jus qu’à luy vouloir ou
- souhaitter du bien. quand je souhaitte quelque chose de lou à moy ou à un autre
- ajme d’un auour de concupiscence la chose que je desire, mais j’aime d’un amour de
- bien verillance moy même ou bien tet autre à qui je la desire. En peu de mots
- amour de la bien veuillance ou de l’amitié a lieu quand je veux n bien
- a quelqu’un non pas superficiellement et legerement, mais du fonds de mon coeur
- avec un pench aut tres fort (cum unione affectus, selon. Sit homas 2.2. 9. 27. ait. 2
- i
- qui me rend disposé et promt à luy procurer dien autant qu’il est en
- non pouvoir. Et c’est ce qui fait l’amour de bienveuillance.
- Il me semble que je vous entends neautmoins je serois
- nic
- bienaise d’avoir plus d’exemples propres à faire discerner ces deux
- soytes d’amour
- je sud tpoi
- Fasres y avoir
- peusé plusicurs fors
Cite
Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 4, 8, fol. 16v. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068331:0032?run=74