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Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 4, 8, fol. 17r

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  1. ravi
  2. pour mieux omtendre la difference de ces deux amours, il est bon de
  3. n
  4. considerer, que l’ estonemeut sans l’autre, bien qu’ils se trouvent
  5. aussi souvent jointe voici exemple ou ils se trouvent ensemble. Un
  6. amant veritable, aime la personve qui luy est accordée avec ces deux especes d’amour
  7. il l’aime d’un amour de concupiscence ou de desir, car il la desire pour poy
  8. comme agreable. Mais il l’aime aussi d’un amour de bienvealtance ou d’amitie
  9. car il luy veut du bien de tout son coeur, et luy souhaitte et tache même de luy
  10. procurer toute sorte de contentement Se condement lvicy un exemple
  11. d’un amour de concupiscente, tout seul. Un mechant homme aime une fille
  12. purement par concupiscence gulement, pour jouir de sa beauté et pour en
  13. ecavi recevoir du plaisir, quoyque’il ne luy souhaitte rieu de bon et pourroit
  14. bien se mette per en peine du bien ou du mal qui luy arrive quand il aura
  15. satisfait à sa passion. Il n’y a dons point de bienveullance ou d’amitié, non
  16. plus que lors que j’aime quelque viande qui me plaist, uns pomme, une rose,
  17. et autres bonnes choses, à qui je ne souhaitte rieu, mais je l souhaitte a moy.
  18. fiferemtent Mais voicy en troisiene lieu un exemple, un exemple
  19. et sans aucun desir interessé. Vous sçravés combien jeus de la devotion et de
  20. ra
  21. dua
  22. ino
  23. ’amour pour ce grand Prince qui gouverne nostre empire, je luy souhaitte veux
  24. ii
  25. is de tout mon coeur, que tout luy pt a souhait,
  26. oufaitt
  27. que sa gloire et sa grandeur s’auguentent de jour en jour, qu’il mette bas à la raison
  28. toute sorte de biens, je voudn
  29. tous ses ennemis. C’est pourquoy je spuis tout joueux quand j’apprendses
  30. victoires; j’aime sous ceux qui y servent fidelement, et je suis triste,
  31. quand j’apprend que l ches ses affaires ne vont pas comme elles deuuroient.
  32. quand on dit du bien de luy, il semble que mon coeur s’ouvre, j’y
  33. contribue volontiers, et voudrois que tout le monde en fist autant. Mais si
  34. j’entendois quelcunt dire mal de luy et douver quelque atteinte à sa repuitation
  35. d
  36. tout mon sang se troubleroit et s’eleveroit contre ce medisant. Et cependant
  37. il est manifeste, que je n’y ay aucun interest particulier, et que je ne
  38. desine rien pour moy des conquestes on victoires de ce prince.
  39. D. cette explication est fort instructive, et les exemples bien
  40. choisis, mais rfaisons en maintenant l’epplication
  41. Nous avons dit qu’il y en a trois, la foy, l’esperance et l’amour
  42. aux vertus divines
  43. qui s’entre scivent. Car premierement nous apprenons par la foy, qu’il y a
  44. Un Dieu, qu’il est un tout puissant seigneur, qui a créé tout, qui sçait,
  45. peut, et contient tout. qu’il y a en luy toute puissance et vertu, toute gloire
  46. et majesté tous les tresors et richesses, toutes les delices et beautés, toute
  47. la voluepté et toute la joje, et mille et mille fois plus de bien que tous
  48. les hommes et toul les auges sçauroient s’imaginer par toute l’eternité.
  49. Car il comprend tout, tous vient de luy, il produit tout, il est tout. d’ou
  50. vient que S. François plongé dans cette contemplation, ne fit rien
  51. Tont une nuit, que de dire continuellement: o mon Dieu et mon tout. Mags Et
  52. aussi tost que nous avons bien compris cecy par la foy, il s’ensoit que
  53. nous conomencons aussi d’aimer amour dun Hel Dieu si aimables ensuit,
  54. puisque un si grand bien et une perfection si souveraine, meitte sans
  55. doute qu’on l’aime, etqu’on l’aime sur toutes choses. Mais cet amour
  56. de ge dieu sur toutes, choses a deux degrés le premier est un auour de
  57. concupiscence, par la quelle nous descrons addemment de le possider, et de
  58. jouir de luy, comme du souverain bien, parce que toutes les delices, graces
  59. agremens, beautes plaisirs et joies se tro plaisirs et joies, enfin tout ce
  60. qu’on peut aimer dvec desir, se trouve en luy. le sécond degré dudde
  61. l’amour de Dieu, est l’amour de bien veuillance par laquelle nous luy voulons
  62. tout bien, et celaà cause de l’excellence de sa nature qui merite,
  63. tout le bien concevable. Le premipr degré de l’amour de Dieu sur toutes
  64. choses, sçavoir l’amour de defir du desir de Dieu, fait la seconde vertu
  65. ejoine, sçavoir l’esperance Mais le second degré qui est plus eleve,
  66. qu’on appelle l’esperance, par ce que nous ne sçaurions assez posseder ily ce
  67. Dieu que nous aimons taut, et simmes obligés de l’esperer et de l’attendre
  68. Mals le second degré d’amour qui est plus noble et plus elevé, et qui vient
  69. d’un pur mosit de bienveuillance est cette troisième vertu divine, quon
  70. qu’on appelle simplement, absolument, et par excellence, l’amour, par
  71. de que tale po tuis ercecere qu lmm afere in lest. En vena

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Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 4, 8, fol. 17r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068331:0033?run=74