Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 4, 8, fol. 20r
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- (t nous Souhaittons toutes, ces choses, non pas à cause des bienfaits dont
- il nous o combles (quoyque ils servent aussi à nous porter d’avantage à
- cet amour) mais quand mêmes nous ne pensont pas à ces bien fait
- nous l’aimons à causé de l’eminente perfection dé son essence, palce qu’il
- est un Dieu si grand et si excellent set si digne d’amour. Enfin nous
- l’aimous pour luy même à cause de sa blonte, c’est à dire à cause de
- sa perfection souveraine et generale, à fin qu’on ne s’imagine que c’ess
- les seutonatriibut de la bonte inse ausens particulien qu’on entende
- icy. Mait vous comprendres mieux par la soite la nature de l’esperance
- et de l’amour, car si vous vous donnés un peu de patienca je vous
- apprendray un beau secret, que vous n’aunes speutestre jamait sçu
- sans cela toute vostre vie, et que bien peu de personnes devotes
- sçavent asse z, même de ceux qui se croyent bien versés dans les
- matieres spirituelles
- S. Quelle utilote tirons nous de ces trois Vertus Divines.
- C. Ious en tirons une utilite qui est tres grande. Cantoutes les
- meritons
- fois que nous exercons unacte de quelqu’une de ces vertut, nous mentons
- Sommer en estat d’obtenir) de nouveau une grace sanctifiante toute
- nouvelle, dont la nature est tres pretieuse
- C
- C
- L. Quel est dons le de cette frace.
- Si Cpour parler encor humainement ) le ciel et la terre, et la mer
- effoient changes en or et pierreries pretieuses, tout ce tresor ne
- vandroit pas une seule petite goutte de cette grace
- D. Mais quand nous sommes dans le peche, pouvous nous menter
- Lobrenit) l’épanchement de cette grace?
- Les Altes de foy et d’esperance exerces par un pecheur ne
- meritent Fobtiennent ), rien, car qui est assuj etti aus peche est ennemus
- sioeu
- de Dieu, et l’a
- re d’un ennemus ne sçauroit plaire, quant à la personne
- qui l’overe, comme il sera, mieux explique. Mais ce qui n’est pas agreable
- ne sçauroit meriter m attiner du bien comme une suite naturelle
- S. Si cela est, je voy bien que tous ces beaux dogmes ne sont que pour
- les justes, et nullement pour les pecheurs qui sont tombes. Et quand
- je seroit tombe quelque jour dans un peche mortel, il me faudroit
- quitter les exercices depiete, puiseles actes de ces vertusme seroient
- inutiles.
Cite
Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 4, 8, fol. 20r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068331:0039?run=74