Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 4, 8, fol. 22r
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- ean un epanchement dela grace sanctificaute, qui le rend digne du ciel
- suivant la grace obtenue par je sus Christ I. Aulieu que par les
- actes des deux autres vertus, sçavoir de la foi et de l’esperance, l’homme
- merite, s’il est justé ou vivant et regoit une nouvelle grace, mais quant
- il est injuste ou mort, c’est à dire en estat de veche montel, il demeure
- mort jusqu’à ce que la penitence ou l’amour le ressuscitent
- sur la nature de surces,
- Vous estes justement entre dans ma pensée aves fuccas vertus
- L. Je trouve cependant encor quelque diffieutté touchant la difference
- es
- qu’il y a entreeur natures et proprietés. Et il me semble que l’espe
- rance de la maniere que vous l’aves décrite n’est pas fort differente
- de l’amour. Car l’esperance est aussi un amour puisqu’elle est un
- deser de Dieu et des choset divinet; or desirer esgerer et atendre,
- n’est autre chose qu’aimer.
- ou
- Vosere objection remarque est tres importante; et peu de
- personnes, même de ceux qui se croyent fortientendus, en matiere
- Mirituelles, penetrent jusqu’à ces considerations. C’est pour
- quoy j’expliqueray la chose à fonds et d’est une partie de ce beau
- Secret Spirituel que je vous avois promis d’abord, et que vous ne
- trouveres pas aisement dans beaucous d’autres livrés de devotion
- Il est vray que cecy est un peu defficilé à entendre et plus difficile
- à expliquer. Je tacheray heantmons de me rendre aussi intel
- liguble qu’il me sera possible. Loi on entendra aura trouve un
- merveilleux tresor, dout il se rejouira grandement: qui ne l’enten
- dra point apres y avoir pense plusieurs fois, se peut douver pa-
- tience, car s’il n’y gagne rien, i’n’y perdra rien aussi. Pour nous
- mon cher Je ne douté hoint que vous he merctendies, si vous preget
- Voi
- garde. Je vous diray done, qu’il ya deux sortes d’amour, sçavoir
- l’amour de concupiscence, et l’amour de bien veillance ou amitié
- S.Thom. 2. 2. 9. 23. arr. 1.) L’Amour du desir ou de la concuri-
- scence se practique quand je desire souhaitte, ou de mande quelque
- hose pour moy, que j’embrasse apres l’acquisition avec un sentimene
- d’amour et d’affection, et my plais, comme dans une chose, qui n’eff
- utile, commode agreable, bonne volurtueuse, aimable, delicieuse
- plarsante. Par exemple C’est de cetlamour de concupiscence
- que paymé le ratraic dissement d’une boisson
- fraiche
Cite
Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 4, 8, fol. 22r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068331:0043?run=74