Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 4, 8, fol. 22v
Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. Mean line confidence on this page: 0.93.
Original at the GWLB · Page image · Annotations (IIIF) · Download text
One image of two folio pages side by side, registered by the library under both labels (also fol. 21r); this page is its left half.
The machine reads it as
- et agreable quand j’ay soif, car j’y trouve du plaisir et des delicez
- ’est ainsi qu’on aime un behucheval, un excellent Tablean une
- belle maison, des beaux habits, des joy aux de prix et mille autres
- s
- Poses, que je mesouhaitte, et que je destre pour ma satisfaction
- C’est encor ainsi qu’un ainant aime sa maistresse, ou accordée.
- parce qu’elle est belle. Ou il faut remarquer que lors que la
- 18
- chose qu’on desire, et qu’on embrasse d’un amour de concuriscent
- n’est pas presente, en sorce que je nel’ay pas, et n’en puis point
- jouir, cet lamour ou cette affection que je porte à cette chase
- absente est appelle une esperance ou bieu un desire. Ce pour
- carler diftinetement il sa quatre actes dela concuxiscence,
- l’amour, qui fait abstraction du present et de l’absent, le desir quand
- la chose et absente, l’es perance quand elle est absente et diticile
- mais considerée comme possible) en fin la joye ou la fruition
- pand on la possede. Mais l’Amoun de la Bienveillance
- 11
- ou de l’Mmitre, se practique envers celuy qu’on aime jusqu’a
- luy voaloir on son haitet du bien. Quand je souhaitte quelque
- cose de for à moy ou à un autre, j’ayme d’un amour de concu-
- piscence la chose que je desire, mais j’aime d’un amour de bieu
- veuillance moy même ou bien cet autre à que je la desire. Cu
- oeu de mots l’amour de la bien veuillance ou de l’amitie a lieu
- saband je veux du tien a quelqu’un non pas suxerficiellement
- et legerement, mais du fonts de mon coeur, avec unpenchy
- tres fort (cum unime affectus, selon S. Thomas Z. Z. q. Z.J. art. 2)
- qui me rend dispose et promt à luy procurer aussi son bien
- autant qu’il est en mon vouvoir et d’est ce qui fait l’amour
- de bienveuillance.
- S. Il me semble que je vous entends, neautmoins je seroit
- bienaise d’avoir plus d’exemplez propres à faire mieux
- discerner ces deux sortes d’amout
- C. Je suis ravi de voir que vous voulés entendre la chose à fonde
- dour mieux comprendre la difference de ces deux amours, il ese
- bonde considerer, que l’un est souvent sans l’autre, bien qu’ils se
- emen
Cite
Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 4, 8, fol. 22v. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068331:0044?run=74