Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 4, 8, fol. 23r
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- Touvent aussi souvent joints. Voicy premierement un exemple ouils se
- trouvent ensemble. illu amant verntable, aime la personne qui luy ese
- cordée avec ces deux especet d’amour il l’aime d’un amour de concuri
- scence ou de desir, cartil la desire pour soy comme agreable. Mais
- il l’aime aussi d’un amour de biehvettillance ou d’ataitie car il luy
- veut du bien de tout son coeur, et luy sou haitte et tache même de luy
- procurer toute sorte de contentement. Secondement Voicy un exemple
- d’un amour de concupiscente, tout seul. Un mechant homme aime une
- fille par concupiscence, feutenent, pour jouir de sa beauté et pour en
- recenoir du plaisir, quoy q’il ne luy soudaitte rien de bon et se mette pe
- en peine du bien ou du mal qui luy arrive, quand il aura satis fait à
- La passion. Il n’y a donc soint de bienveuillance ou d’amitie, non
- pome
- us que lors que j’aime quelque viande qui me plaise une pampe, une
- pose et autres bonnes choset, à qui je ne saouhaitte trieu, mais que
- je souhaitte a moy. Mais voicy en troisieme lieu un exemple d’un
- lamour provenant d’une bien veuillance pure et sans aucun desir
- interessé. Vous sçavés combien j’ay de la devotion et de l’amoux
- pour ce grand Prince qui gouverné nostre empire, je luy veux toute
- Sorte de biens, je souhaitte de tout mon coeur, que tout luy aille à soulait
- que sa gloire et sa grandeur s’augmentent de jour en jour, et qu’il metse
- à la raison tous ses ennemis. C’est pour quoy je suit tout joy eux
- quand j’apprends ses victoires; j’aime tout ceux qui le servent side
- lement, et je suit triste, quand j’arprendque ses affaires ne vont pas
- comme elles deuuroient. Quand on dit du bien de luy, il semble que
- non coeur s’ouure, l’y contribue volontiers, et voudrois que tout le
- monde en sist autant. Mais si p’entendois quelcun medire de luy, et
- voutoir donner quelque attente à sa reputation tout mon sans se troubleroit
- et s’eleveroit contre ce medisant. ’et cependant il est manifeste que je
- n’y ay aucun interest particulier, et que je ne desire rien pour mby
- des conquestes ou vittoires de ce Prince.
- Cette explication est fort instructice, et les exemples bien
- s
- choisit; mais faisons en maintenant l’application aux vertus divinet
- C. Tous avous dit qu’il y en a trois, la foy, l’esperance et l’amour
- qui s’entresaivent. C’ar premierement nous apprenous, par la foy,
- qu’il y a un Dieu, qu’il est un tout puissant seigneur, qui’a cree tout,
- qui sçait, peut, et contient tout. Qu’il y a en luy toute puissance
Cite
Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 4, 8, fol. 23r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068331:0045?run=74