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Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 4, 8, fol. 23v

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  1. et vertu, toute gloire et majeste, tous les tresors et richesses, toutes les
  2. delicies et beauces, toute la vosuxte et toute la joje, et millé et mille
  3. foit plus de bien que tous les hommes et tous les anges sçauroient
  4. Limaginer par toute l’etermité. Car il comprend tout, tout ojent de
  5. luy il produit fout, il est tout. ou vient que S. Frangois plonge dans
  6. cette contemplation, ne fit rien, tout une nuit, que de dire continuellem
  7. mon Dieus et mon tout. et aussi tost que nous avons bien compris
  8. cela par la foy, l’amour d’un et Dieu si aimable, s’ensuit, puisque un si grand
  9. bien, et une perfection si souveraine merite sans doute qu’on l’aime
  10. et qu’on l’aime, sur toutes choset Mais cet amour de Dieu Sux
  11. toutes choses a deux degres le premier est un amour de concupiscence
  12. par la quelle nous desrrons ardemment de le posseder, et de jouir de
  13. lluy, comme du souverain bien, parce que toutés les delices, graces,
  14. agremens, beautes, plaisirs et jores, enfin tout ce qu’on peut aimer
  15. avec desir, se trouve en luy. Le second degre de l’amour de Dieu, est
  16. du
  17. l’amour de bienveuillance par la quelle nous luy voulons tout bien, et
  18. cela à cause de l’excellence de sa nature qui merite tout le bien conce
  19. vable. Le premier desré de l’amour de Sieu sur toutes choset, sçavoir
  20. l’amour du desir de Dieu, fait la seconde vertu divine, qu’on appelle
  21. l’esperance, parce que nous ne sçaurions assez posseder icy ce dienque
  22. nous aimons eant, et ainsi nous sommes obligés de l’esperer et de
  23. l’attendre. Mais le second degre d’amour qui est plus noble et plus
  24. elevé, et qui vient d’un pur motif de bienvcuillance est cette troisieme
  25. vertu divine, qu’on apselle simplement, absolument, et par excellence
  26. lamour par ce qu’elle est plus excellente que l’amour inferieur
  27. du desir. On voila assez, comme je croy, pour discerner les Vois vertus
  28. divines, il ne resce que de medirer la dessus, et de joindre ensemble
  29. tout ce que je vieus de dire. Car si vous l’aurés bien compris une bone
  30. fois, cela vous servira toute vostre vie, et en effect il est fort digne
  31. d’estre seu; d’autant que plusieurs livres de devotion, (à ce que je voy)
  32. ne discernent pas assez ces deux amours, et confondent l’un avec
  33. l’autre: dparement parce que nous devons porter à Dieu l’un et
  34. l’autre amour, et qui a pour luy l’amour d’amitie, ne manque pas
  35. d’avoir aussi celuy de desir, d’ou vient qu’on fait souvent un
  36. échange de leurs proprietés et donne à l’un ce qui appartient à l’aute
  37. D. Nous m’aués lassez fait entendre ces distinctions, ce me semble
  38. e serois bien aise cependant, que vous me rendiés encon raison de ce

Cite

Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 4, 8, fol. 23v. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068331:0046?run=74