Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 4, 8, fol. 24v
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- CIl est vray, que cet effect est grand et beau. Mais il ne faut pas
- oublier, qu’on est tousjours obligé de confesser ses peches au pretre en
- temps et lieu, quoy qu’ils soyent deja pardonnés. Et cela pour les soûmettre
- à la puissance spirituelle ordinaire que sesus Chrise a laissé à son Eglise
- à la qu’elle on ne se peut soustraitre sant un nouveau peche tret grant
- S. Mais n’y at Lil point d’autre vertu au monde, qui ait le même
- pouvoir.
- C. Il n’y en a point, et c’est la seule dilection qui a ce grand privilege
- les protestans l’atribuent à la foy parce qu’ill l’entendent vive
- ou fformée
- S. Cependant je croy d’avoir olly dire que cette sortedeperitence
- et detesfation du Peché qu’on appelle contrition a la même force
- C Il est vray. Mais c’est parce que cette même contrition est un acte de
- ce divin amour. Pour le vousfaire mieux entendre, il est a propos de consi-
- derer que la penitence peut avoir plusieurs motiss fort ifferens entre
- eux. Car elle peut naistre de latroisieme vertu divine, ou de l’amour de
- bienocuillance. Mais elle peut naistre aussi de quelques autres causet
- comme de l’amour de la vertu, de la haine du vice de la crainte de l’enfer
- de l’esperance de la recompense et du ciel; et de plusieurs autres motife
- bons; saints, et même Sunnaturels. Ainsi lors que le repentir ne provient
- pas du motif de l’amour de bienveuillance; il ne laisse pas d’’estre appelle
- penitence, mais c’est une pentence imparsaite, queles docteurs appellent
- rition, qui d’elle même efface nullement le peche mortel à mons que
- le sacrement du baptème au de la confession n’y survienne. Carces sacrement
- portent sans doutte avec eux de quoy l’effacer) par l’infusion d’une grace qui
- s
- contient virtuellement ce qu’il faut pout mettre l’homme dans un eftat
- d’amitié envers Dieu) Mais lors que ma repertance provient du motif de
- la dilection sçavoir lors que je sues touches de mes pechés et les deteste à
- cause que la grace de Dieu me porte à aimer Dieu du fonds de mon coeur avec
- une sincere bienveuillance et amitie, qui est directement contraire au
- peché et ne sçauroit souffrir ce qui deplait à mon Dieu que aime, alors
- cette peuitence est parfaite et s’appelle contrition qui efface tous les
- du merito
- ceclés (en vertu de sesus. Christ parce qu’elle est un effect de la
- roisième vertu diine. De sorte que ce que nous aviont dit subsiste
- encor, sçavoir qu’il n’y point d’autre vertu capable de justifier
- ce pecheur que l’amour damitié ou de bienveuitlance. Ct même dans
- sel lieux sestament les hommes n’avoient point d’autre moyen de leur
- iustification que ( la dilection ou la penitence née decet amour de
- Mous
- Sieu. ( Il falloit tousjours cesendant que la grace que le Messié evoit
- obtenir.
- incetrer y entrat. Car si Dieu n’exergoit pas une benignite gratieuse
- envers nous; nosere foy ny dilection ne nous obtiendroit point la beatitude
- qu’il à bien voulu nous promettre en consideration de son sils
- FIN
Cite
Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 4, 8, fol. 24v. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068331:0048?run=74