Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 1, 1, fol. 40r
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- de la Laison démonstrative contre des raisons apstarentes et hom
- peuses, qu’on oylosemala propos aux demonstrations. Car il faut
- considérer, que les objections des Manichéens ne sont queresmoins
- contraires à la Chetlogie Naturelle, qu’à la Theologie revelée.
- Et quand on leur abandonneroit la sainte Cinture, le plché
- originel, la grace de Dieu en Jelus Chris, les peires de leufer et les
- notrem
- autres acticles de r religion; on ne se delivreroit point parla
- de leur objectionz; car on ne sauroit nier, qu’il y a dans le monde
- du mal physique sc’est à dire des souffrances) et du malmoral
- (c’est à dire des crimes) et même que le mal physique n’el pas
- foujours distribué icy bas suivant la proportion du mal moral,
- comme il semble, que la justice le demande. Il reste donc celle.
- question de la Theologie Haturelle, comment tun principeuni
- que tout bon, tout sage et tout puissant a pu admettre le
- mal, et sustout comment il a pâ permettre le peché, et com
- ment il a pu se resoudre à rendre souvent les mechans heures
- et les bons matheureux.
- Or nous n’avons point besoin de la foy reoilée, pour savoir
- qu’il y a un tel puincipe unique de toutes choses parfaitement
- bon et sage. La raison nous l’apprena par des demonstrations
- infallibles et par conseguent toutes les objections prises du train de
- choses, ou nous remarq uons des imperfections, ne sont fondées
- retions
- que sur de fauisses apparences. Car si nous ions caspabls d’entendre
- Llendre l’Harmonie universelle, nous vettions, que ce que nais
- sommes centes de blâmer, est lié avec le plan le plus digne.
- d’estre choisi; en un mot nous verrions et ne croinions pas
- seulement, que ce que Dieu a fait est le meilleur. Paspelle
- voir iey, ce qu’on connoi a prion parles causes, et croire
- ce qu’on ne juge que par les effels, quoique l’un soit aussi certai
- nement connu que l’autre. et l’on peut appliquer encore icy
- ce que dit S. Paul (2 Cointh. V. 7.) que nous cheminons par sa
- e
- et non par vue. Car la sagesse innie de Dieu nous effant
- maux
- connue; nous jugeons, que les maux que nous expenmentons
- de
- ile ou à posteriori, c’est
- devoient estre pennis, et nous le jugeons par l’effect même se
- ee e. Cece pue ate emi sut aeres con contenon dmantou
- aar parce qu iei s cesser les fausses apparences qui y sont contraires c’est comme si lon prennorit qu’il n’y dut plus
- et il ne tout point douter, que cette foy et cette confiance
- en Dieu, qui nous fait envisager sa bonté infinie, et nous
- prepare à son amour malgré les apparances de dureté,
- qui nous peuvent rebuter; ne soient un exercice excellent des
- vertut de la Théologie Chretiennes, lorsque la divine Grace
- en Jesus Christ excite cesmouvemens en nonz. C’ est ce que Lu
- thier a bien remarque contre Easme en disant, que exesle com
- ble de l’amour d’aimer celuy, qui paroist si peu aimalle
- à la chair et au sang, si rigouseux contre les miserables
- des songes, ny des deceptions doptique
Cite
Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 1, 1, fol. 40r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068357:0079?run=74