Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 1, 1, fol. 55r
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- de même un moindre bien est une essece de mal, s’il fait
- obstacle à un bien plus grand; et il’y auroit quelque chose
- a coiiger dans les actions de Dieu, s’il y avait moyende
- nieus faire. et comme dans les Mathématiques, quand
- il n’ya point de maximum de minimum, renensin
- de distinqué; tout se fait également, ou quana celane
- se peut, d ne se fait rien du tout: on peutaire de même
- en matiere de par faite sagesse, qui n’es pas moins reglée
- que les Mathématiques, que s’il n’y avoit pasle meilleur
- seplimum) parmis tors les mondes possibles, Dieu n’en auroit
- produit aucun. N’appelle, Monde, toute la Suite de ou
- tes les choses geistantes, afin qu’on ne aise point que plu
- sieurs mondes pouvoient exister en differens tems elen
- differens lieux. Caril faudroit les compter touz en
- semble pour un monde, ou si vous voulés pour vnllui
- vers. Et quand on rempliroit tous les temps et tous le
- lieux. il demeure toujours vray qu’on les auroit pû
- remplir d’une infinité de manieres, et qu’ily a une
- infinité de Mondes possibles, dont il faut que Dieu ait
- choisit le meilleus, puisqu’il ne fart rien sans agirsi
- vant la supreme raison.
- 9) quelque adversaire ne pouvant pi réptondre à cet
- argument repondra peut estre à la conclusion paruen
- argument contraire, en disant que le monde auroit, pu
- estre sans le peché et sans les souffrances; maisjenie
- qu’alors il auroit esté malleur. Car il faut savoirgue
- tout est lie dans lcha cun des Mondes possibles: l’Univers quel qu’il puise étre
- elt est toul d’une piece, comme un aean, le
- moindre mouvement y étend con essect à quelque ditance
- que ce soit, quoyque cet esset devienne moins sensible
- à proportion de la distancej de sorte que Dicuya tout
- réglé par avance une fois pour toutes ayant preotu
- les prieres, les bonnes et les mauvaises actions, et tout le
- reste; et chaque chose a contribué idealement avant
- son existence a la resolution qui a esté prise surt
- ’existence de toutes les choses. De sorte que rien ne peut
- estre changé dans l’univers (non plus que dans un
- nombre) auf son essence, ou si vous voulés, sau
- con individualité numerique. Ainsi si le mandre mal qui arrive dans le monde
- mal qui est ymanquoit; ce ne serit plus ce monde, qui
- eout compté, toul rabbahie, esté crouvé le meilleur par le Createur qui l’a choisi
- (10) Il est vray qu’on peut s’imaginer desmondespor
- sibles ans péohié et ans mathear, et on en pourroit
- faire comme des Ronans, des Utopies, des cevgamles
- que
- et colection et toute la collection
Cite
Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 1, 1, fol. 55r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068357:0109?run=74