Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 1, 1, fol. 200v
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- (28)) Nostre connoissance est de deux sortes, distinste et
- d exteption
- Confuse. La connoissance distincte ou l’intelligence
- a lieu dans le veritable usage de la Raison mais les
- sens nous fournissent des pensées consuses. Et nous
- pouvons dire que nous sommes exemts d’esclavage, entart
- que nous agissons avec une Connoissance distincte; mais
- qessnem que nous sommes asservis aux passions,
- entant que nos penceptions sont confuses. C’est dans
- ce sens que nous n’avons pas toute la liberté d’espri
- qui seroit a souhaiter, et que nous pourans dire avec S.
- Augustin, qu’estant assujettis au peche, nous avon
- la liberte d’un esclave. Cependunt tout esclave qu’il est
- il ne lisse pas d’avors la liberté de choisir conformement
- d
- à l’estat ou il se trouves ouvent dans la dure nécessité de choisir
- entre deux maux, par cequ’une force supenieure ne le
- laisse pas arriver aux biens ou il aspire. Et ce
- que les lions et la contrainte font en un esclave,
- se fait en nous par les passions dont la violence est douce
- mais n’en est pas moinspernicieuse. Nous ne voulons
- à la verité que ce qui nous plaist; mais par malheur
- ce qui nous plaiss apresent, est souvent un vrayes mal
- qui nous déplairoit si nous avions les yeux de l’enten-
- dementouverts. Ce pendant ce mauvais estat ou
- est l’esclave, et celuy ou nous sommes, nempeche
- pas que nous ne fassions un choix libre (aussi bien
- que luy) de ce qui nous plaist d le plus dans l’estat
- ou nous sommes reduits, suivant s forces et nos con-
- noissances presentes.
- (290) Pour ce qui est de la spontaneité, elle nous
- appartient entant que nous avons en nous le
- principe denos at actions, commex Aristote l’a
- fort bien compris. il est vray que les impressions des
- choses exterieures nous detournent souvent de rostre
- chenicr st qu’on a crû communement, qu’aumoins
- à cet égard, une partie des principes de nos
- actions estoif hors de nous; et j’avoue qu’on est
- obligé de payler ainsi er s’accommodant au langaye
- populaire Mais quand il S’ agit de sexpliquer ea
- exastement, je maintiens que nostre spontaneiténen
- soufre poinf, et que les choses exterieures n’ont point d
- influente sur nous à parler dans la rigueur meta
- paysiq philosophique
- (29)) pour mieux entendre ce point il faut pavoir qu
- qu’une pontaneité lexacre nous est commune avec toutes
- les supstances simples, et que dans la substance intelligente
- au lode iti doviat um empie in se achrevsotu re pert
- Hce qu’on peut faire dans un certan se,
- sans blesser la verite
Cite
Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 1, 1, fol. 200v. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068357:0400?run=74