Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 5, 2, fol. 23r
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- ula je vous renvoye la censure du seder
- olam nouveau, en vous remerciant de la communication
- Je la trouve assez raisonnable, et assez moderée, quand
- je considere que les paradoxes de l’auteur du seder sont
- assez extra ordinaires, et capables de mettre en colere un
- Theologien vulgaire ordinaire.
- J’ay appris que le livre
- n’a pas este composé par Frauciscus Mercurius van Helmont,
- mais par un Medecin de ses amis, quel saie les
- Ilecose veay que lenone deetquaeur s
- for, que l’auteur dit que Dieu est un agent necessaine
- se conviens avec la censure, qu’on luy peut donner un bon sens,
- ncar dans le fonds Dieu est da tousjours determiné à faire
- le meilleur et le plus parfait. Et iba
- et cela n’est point contraire à la liberte car la veritable
- liberte consiste dans le plus par fait usage de la raison de ses facultes
- Si Dieu a déja crée d’autres creatures avant
- condamner il semble
- dire qui
- ce monde, c’est ce que je n’ocerois point nier. e je crois
- que ces une question problematius, puisque cela ne change
- umasue de conomie
- de nostre salut. Et je crois que celuy qui tient le sentiment, en se persuadant
- usi on peut excusen
- dans le creance, qqu’il est conforme à la perfection
- erise
- divine, d’avoir tousjours operé au dehors etproduitele plus
- de bien qu’il est possible. Pu
- J’en dirois autant de ceux qui soutiennent, qu’il
- y a une infinité de creatures, et que les operations presentes
- a fgi
- de Dieu, ne sont jamais bornees à un nombre
- si l’auteur du se livre avoit
- fini de substances.
- entendu les Mathematiques, il auroit compris fort aisement,
- qu’il est impossible qu’il y ait un estre mogen entre l’infini et le fini
- Dieuet les creatures, sel qu’il dit estre le Messie ou
- Adam Celeste. Car iny a point deMilieu entre le
- fini et l infiui et Euce it la ligne moyenne
- proportionuelle entre la signe fince et infinie, seroit elle
- si l’auteur du livre avoit entendu s Mathematiques
- même in finie.
- ac il n’auroit point dit que le Messie ou l’Adam celeste,
- est un Estre moyen entre Dieu et les creatures on nes sçauroit
- trouuer de moyen entre le fini et l’infini, qui ne soit ou fini eu
- infini luy même. Et la ligne moyenne proportionuelle entre
- la ligne firie, et l’infinie doit estre elle même infinic.. Il est vray
- qu’on peut concevoir comme des degrés dans l’infini mais celà ce qui
- et mase
- se doit entendre des infinis inferieurs; mais à ce compte il y
- auroit plusieurs Messies, puisque les degrés, de ces
- cependant l’infini supreme
- infinis inferieurs sont innumerables ait
- souverain,
- c’est à dire l’estre absolu est incapable de proportion à legard
- du reste des choses et il n’y apoint de milieu entre cet estre et les
- creatures. La veritable philosopaie ne permet point, qu’on il y ait
- consolue un estre inferieur à Dieu, et superieur à tous les autres estres possibles
Cite
Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 5, 2, fol. 23r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068359:0045?run=74