Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 7, 6, fol. 2r
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- sanstoute une des
- est at la plus miserables, qu’on ait jamais faites, n’expliquant rien et laisson
- le tout à l’interpretation du plus fort. Et quoyque cette paix ait esté rompue
- par la France, qui sessaisré du Milanois et des pays bas terres de l’Empire, en faveu
- du Duc d’Anjou, et qu’ainsi la Clause du ame article dut cesser comme
- annullée; et que la chose erit esté pressée à Ratisbonne par le lorps Evangelique
- on n’a jamais pû obtenir ce point du corps, qui s’appelle Catholique Roman: de
- forte qu’on n’a jamais pû convenir d’une instruction pour les deputes de l
- Empire, qui devoient examiner les griefs de religion. Et cette afaire traine enco
- quoyque les Protestans ayent declarè plusieurs fois, qu’ils ne vouloient plus traiter
- d’aucune autre, pas même de celle de la seureté publique, (ou l’Empereur estoit le
- plus intereosé) si on ne leur y donnoit satisfaction. Mais ils se sont tous jours laissé
- flechir pour passer par dessus, et on s’est moqué de leur facilité.
- le ne parle point de quantité d’affaires particulieres, ou les Protestans ont
- presque tousjours eu du pire; et pas même de quelques generales, qui regardent tout l
- je ne veux pas même m’étendre sur quelques affaire
- ou il a fallus se conformer a peurres au Gregorien,
- Empire, comme celle du Calendriers pour faire cesser les maux, que les Estats du
- partie de Rome faisoient à leur suj ets Protestans pour les obliger de se conformer à
- leur Festes; et comme celle du neuvième Electorat, ou ceux du parti, qui s’appelle
- Catholique Romaru, n’ont voulu consentir qu’à des conditions, qui tendoient à rendre
- leur superiorité dans le College Electoral perpetuelle, faisant les craintifs, quoyqu’ils
- y ayent maintenant trois contre un, quand même on compteroit encor Electorat de
- Saxe pour nousy voulant pourvoir auscas les plus eloignes; au lieu que les Protestns
- n’avoient point pourvû à leur seureté en cas des changemens, qui sont arrives par
- la transtation du huitième Electorat dans une branche de Religion Romaine, et no
- ce qui est arrive en sare, ou l’on n’est pas encor sans crainte, que les Electeurs demu-
- pourroient demeurer
- reront Papistes.
- Tous ces maux paroissoient même sans remede, et on nese promettoit rien de
- bon de la pais future sur le point de la Feligion; on avoit grand sujet de faire
- ce jugement sur la difficulte, que l’Angleterre et la Hollande ont faite encor
- depuis peu d’entrer dans cette matiere de Religion de peur de choquer les Allie
- de l’autre parti, ce qui est allé si loin, que lors que le Roy de Prusse a trouvé
- moyen dernierement de porter l’Electeur Palatin à un traité passable en faveur
- de ses sujets protestans du Palatinat; l’Angleterre et la Hollande n’ont
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Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 7, 6, fol. 2r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068365:0003?run=74