Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 20, fol. 10r
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- elore. de M2. Boileau sur la retraite de Ma. le Marqis
- de Santenas à la Trappe.
- Ce Marguis est un sergneur de savoye, qui avoit pris enploy dans les trouppes
- de France et s’y etoit trouvé rempri du desir lavide de travailler pour. la
- glorre et de s’ecquerir de la repretation. Havoit qu’illé le service aree
- Taorement du Roy à la rupture clu duo de savoge. On apjorendra le reste.
- par cette letre, qui meuite d’etre leue de tout le monde et qui le sera de peu.
- de gens, sans qu’elle fasie sur eux de vires impressions.
- Lettre
- Et la Trapsto ce 12. Fuillet 7691
- n m’écrit que vous souhaités d’apprendre comme je ne trouve de la
- solifude. I ne tient ou’a moy ce me semole de m’en trouver bien. Les prieres
- de nos Saints Religieux les exemples continuels que je vois, les entretiens du
- Afbé, et la grace de Fesus Christ qui se repand uuy abondamment, tout cela devroit
- m’animer si ma lacheté et ma tiedeur n’etoient à l’épreuve des renedes les plus
- Lorte. Je rouais jus qu’au fond de l’ame, et l’exemple de Mr. le Marguis de Santenas
- un de mes compagnons de voyage acheve de me confondre. C’estoit un Gensit-domme
- qui s’etoir égaeré si loine, qu’il ne paroissoit presque plus possible qu’il put revenur
- mais le bon Pasteur a trouvé sa Brebis égaré dans le desert, et l’aprise sur ses
- épaules pour ne plus l’abandonnez. Le Gentilhonne est entre au Noviciat aveq
- des dispositions qui m’ont fait fondres en l’armes, lors qu’il m’a parlé: Je ne me connois
- plus, aisoit il, sesus Christ n’a enleré à moy mêne. Je me tiens tousjours dans
- son sein: sous diries, continaat. il, que Dieu n’a tourné. le visage le devan s
- derriere, car je vois tout, differemment de ce que je le voyois autrefois. Comme,
- je luy representois les difficaltés de la Regle, ainsi que S. Benoit ordonne qu’on
- le fasse à ceux qui la veulent enbrasser. Rien ne n’etonne par la miserilorde
- de Dieu me repondit. Vil Jesus Brist m’a fait tant de graces qu’il achepera
- son ouvrage, et je serois un ingrat si je ne souffrois tant pour luy aprés ce
- qu’il a souffert pour moy, je le suivray jus qu’au dernier soulpir de ma vie. Voyant
- ces dis positions je l’ay encouragé à suivre la voye de Dieu, et à se sacrigier
- gayement au jied des aurels. le Sacrisice ne ne coute rien m’ail dit
- Jesus Christ face tout en moy
Cite
Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 20, fol. 10r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068378:0019?run=74