Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 20, fol. 65v
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- demonstier par des raisons physiques
- que l’ame est toupjours incorruptible et
- qu’elle peuse tousjours à quelque chose,
- mais pour prouver qu’elle se souviendra
- evi s’est passec an cons;il faut ledune raison morale, qui ne laisse pas d’estr
- dis qui
- se senir des loix de cette ie Monarchie
- dibine, qui ne seroit pas bien gouvernée
- autrement, puisqu’il n’y auroit ny point
- de peine ny cha recompense ny
- chastiment sans la souvenance. GEs
- ne faut pasls’estonner que l’a subsiste
- tousjours quoyque elle ait un commeneement
- car estant une substance, c est à dire
- un es estre agissant, elle ne sçauroit
- perir que par un aneantissement, c’est à dire
- par miracle: comme le mo car mêmes le
- moindre atome de la matiere, ne perit jamais
- quoyque qu’il passe par mille formes. Et comme
- choses en general
- e
- va tous jours crvissant il ne faut pas s’étonner
- si l’ame en sortant de cette vie passe dans un
- estat incomparablement au dela de celuy, qu’elle avoit ava
- a quitte en y entrant. Je conclus queil l’adjonte qu’il quedeu
- semble que deu nous a voulu laisser
- une image de la mort en nous faisant oi sentir
- que l’ame pense en songeant, et se forge
- mille choses, comme si elle estoit dans
- un monde à part: et je ne voy rien qui
- empeche que Dieu ne luy onfaisse naistre des songes
- des ae foit agreables et harmonieux ou tristes et affreux
- jusqu’à ce qu’il luy plaise
- p digne d’elle
- rentrer. dans un corps pour continuer
- de souer son role, parmy les creatures
- Vos raisons sont touchautes
- et sans replique: et j’avoue que j’en
- suis penetié: d’autant que vous aves
- merveilleusement bien prevenu les objections de
- qe ceux qui croyent que toutes les ames doivent estre
- sont reunie dans à l’ame de l’univers; comme lors que comme le corps so perd dans la masse
- le corps est reduit en poussiere. Car comme
- vous dites fort bien, ce qui est une fois une
- substance à part, le demeurera tousjours, et
- exercera ses fonctions propres de quelque maniere
- qu’on l’unisse à quelque autre chose. Aussi
- cette union des amesà l’ame, universelle ne consiste que dans un jeu de
- ne sont que des paroles qui ne signifient rien
- car les ames ne sont pas comme des gouttes
- on des ruisseaux qui se rendent dans un oceau
- et si la compara son estoit bonne; jedu on
- pourra dire que chay goutte ne laisse portion atome
- de la goutte ne laise pas de subsister dans l’oceau même, et qu
- ainsi les ames reunies à l’ame universelle ou plus tost à Dieu
- ne laisseroient pas d’avoir chacune ses pensées propres
- +or il est visible queune
- n’entre point en com
- paraison avec un
- atome ny mêmes
- avec quelque corps
- eus le mond ela naissance
Cite
Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 20, fol. 65v. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068378:0130?run=74