Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 20, fol. 66v
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- Je comprends fort bien la force
- de vos raisons. Car puisque Dieu est un
- esprit, et le plus parfait de tous, je voy
- bien qu’il sera le plus heureux, et aura tout
- le plassir possible, le plus satis fait: or je voy
- uil se communqueme
- bien aussi que sa plus grande satis faction doit consister
- dans cette communication avec les autres esprits; et
- qu’il aura bien plus de plaisir, s’il m’est permis
- de parler ainsi, de sa manarchri son Royaume
- sur les esprits, que de son pouvoir sur les
- corps. Car l’univers pris sans les esprits, n’est
- qu’une fois: mais chaque esprit est une rouvelle maniere dx d’exprimer ou de representer
- on
- d’exprimer l’univers suirant que Dieu le regarde
- pour ainsi dire d’un certain losté. Et comm
- les esprits qui songent à Dieu, qui raisonnent
- de luy et en quelque façon comme, luy autant qu’ils onnoissent la verité, oivent
- sans tout doute toucher incompgrablement d’avantage,
- rute
- que toutes les creatures mortes, à l’egard des quelles
- tes ces adresses dont Dieu se sert dans
- le gouvernement des esprits seroient inutiles. Nos
- Enfin nos rouverdemens qu ne sont que
- des ébauches petits jeux au prix de cette
- Monarchie Universelle; qui ne laissent
- pourtant pas de plaire à Dieu, comme nous
- nous plaisons aux petites maisons de cautencartes
- que nous vyent voyons bastir aux enfans
- Or le jouvernement Monarchique
- dDieu estant établi danssa
- plus grande perfection tout ce que la
- raison peut inveuler dans o nos republiques
- y foit trouver dans un degré infiniment
- relevé. et comme il est impossiole qu’il
- subsiste sans recompense et sans chastiment
- la justilce n’est poult ’autre chose que ce qui
- que se qui l’ordre que qui ser contribue
- à la perfection d’une societé, il faut bien
- que Dieu soit juste au souverani degré.
- c’est pourquoy il faut que
- h. Puisque nous avons reconnu
- ce grand point, tirons en des consequences
- de practique. premierement il s’en suit que
- le monde se gouverne d’une façon à la
- quelle une homme sage, s’il d voyait personne sage, qui en sera bien informée n’aura rien
- ne pourra rien trouver à redire, ny même et même ne pourra trouver
- rien a souhaitter d’avantage. Secondement
- qu’elle ser que tout homme sage doit estre
- content et non seulement par foce et
- parune pa par nécessité et
- comme ayant patience par force, mais
- ar un avec plarsir et par par une
- maniere de satisfaction extreme
- sçachant que tout se fera d’une detelle sorte
Cite
Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 20, fol. 66v. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068378:0132?run=74