Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 20, fol. 102v
Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. Mean line confidence on this page: 0.98.
Original at the GWLB · Page image · Annotations (IIIF) · Download text
One image of two folio pages side by side, registered by the library under both labels (also fol. 103r); this page is its left half.
The machine reads it as
- voute souterraine, et éclairée par un petit nombre deflambeaux, on
- comparoit devant deux petsonnes, dont l’une est un Juge de l’inqui
- sition, et l’autre un Secretaire, qui apres avoir demandé si l’on veut
- cas
- avoirer la verite, en c que l’on nie; protestent que le 5. office ne
- sera pas cause de la mort du criminel, S’il arrivoit qu’il expirat
- dans les tourmens, crais sa seule opiniatrete. Ensuite un bourreau
- le deshabille, lui lic les pieds et les mains avec une corde, et le fait
- monter sur un petit siege pour pouvoir passer la corde à des boucles
- de fer, qui son atlachées à la muraille. Après cela on tire le siege
- de destous le pieds dlu patient. de sorte qu’il demeure suspendu par
- la corde, que le bourreau serre toujours plus violemment, dusqu’à ce
- que le criminel ait confessé, ou qu’un Chirurgien, qui est aussi
- present, avertisse les Juges qu’il n’en peut pas souffrir d’avantage
- sans mourir. (Les cordes causent, comme on le peut aisement
- penser, une douleur infinie, lors qu’elles viennent à entrer dans la
- chair. et à faire enfler les mains et les pieds dusqu’à tirer du sang parles
- ongles. Comme le patient se trouve violemment serre contre la mun
- muraille, et qu’en tirant les cordes avec tant de foree on courroit
- risque de déchirer tous ses membres, on a soin auparavant de
- le ceindre avec quelques bancles par la poitrine. On les serre
- extremement, et il seroit en quelque danger dene pouvoir pas ravoir
- Son haleine, s’il ne la retenoit pendant que le bourreau lui met ces
- bandes. Il conserve ainsi à ces poumonsassez despace, pour faire leurs
- fonctions. Dans le moment qu’il souffre le plus, on lui dit pour lepou
- vanter, que ce nest que le commencement des souffrances, et qu’il
- fera bien d’avouer, avant qu’on en vienne à l’extremité. le Sr. Orobic
- assuroit encore qu’outre les tourmens, dont on vient de parler, le
- Pourreau lachoit sur les dambes du patient une petite échelle ou il
- étoit monté, et dont les échelons aigus causoient une douleur inere
- iable, en tombant sur les os des Jambes. Enfini si l’accuse nie constam
- ment, on lefait guerir des blessures que les cordes lui ont faites, et
- ou le met dehors. Dés que nôtre duis fut en liberté, il ne pensa
- qu’à sortir d’espagne, et en efset il passa en France, ou il fut fait
- professeur en Medecine à Thoulouse. Il y soûtint des Theses de
- putrefactione, et il assuroit que par le moien de sa Metaphysique
- il embarassa ceux qui prétendoient à la chaire de Medicine; qui
- etoit vacante. Ilys demeura quelque temps, faisant toujours pro-
Cite
Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 20, fol. 102v. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068378:0204?run=74