Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 20, fol. 309v
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- qu’elle peut causer de la douleur.
- Voila les fondemens sur les quels H
- nostre auteur bastit tout son ouvrage. Et comme ce sont les fondemens du Carte,
- sianisme, je diray icy ce qui m’arreste encor, apres y avoir pensé assés souvent et avec
- assés d’application. Mons. des Cartes suppose: qu’une connoissance claire et distincte
- est la marque de la verité; d’ou il infere que puisque nous ne concevons clairement
- et distinctement que l’étendue dans les corps, qu’il ne leur faut attribuer autre
- luy
- jut
- chose, et puisque nous ne concevons dans l’ame que la pensée ne lour faut pas attribuer
- autre chose nes non plus. Enfin puisque il n’y a pas moy de concevoir lomment
- l’ame agit sur le corps, ou comment le corps agit sur l’ame, c’est à dire puisqu
- il n’y a point de rapport entre l’étendue et la pensée, il s’ensuit
- que les corpsnagissent pas sur l’ame non plus que l’ame sur le corps.
- en que la connoissance claire et distincte
- qredlen fant n avor
- car tous ceux qui sont preociupes peusent voir clairement et distinctement ces qu’ils asseurent
- est une chod
- Oumedemandera comment il est possible de trouver quelque chose de plus vair que clarte même. Je
- reponds, que lors qu’il s’agit des sens et de l’experience,
- lors qu’il s’agit de id’affirmer, et d’affirmersa
- vur
- nous
- il ne faut point d’autre marqué qui nous persuades d’o senton d’avoit
- que experimentons d’avoir imaginons, que le seus, l’experience, l’imagination même
- nous
- mais loisqu’il s’agit de raisonner je ne me fie pas à cette clarte preten,
- vous
- due que plusieurs trouvent en leur pensées,. Le moyen de voir la clarté d’un
- raisonnement, c’est de n’employer que des propositions demonstrées de les ranger
- par ordre, et sn obmettre aucune de celles qui sont de l’essence de ce
- raisonnement En un mot je ne sçais point d’autres propositions clairement
- commues, que colles et distinctement connues que celles dont le contraire enferme contra
- diction, ou se reduit à des propositions qui l’enferment. Encor cette reduction se doit
- faire par un raisonnement est incontestable, c’est a dire demonstré par la voye des con-
- tradictoires. On suppose touvent des axiomes et des notions qu’on appelle communes
- qui e ne sont pas bien asseurées et quelques fois fausses, et on les recoit aisément
- par ce qu’il y a des exemples qui les confirment: mais au bont du coute elles ne
- font fondées que sur une induction assez legere, qui ne sçauroit nous faire connoitre une
- Hinsi au lieu du Principe de clloe des Car Je mesvanent c’est pourquoy
- le principe de Mons. des Cartes a (quicquid clare et distructe percipio est verum)
- a besom de quelque autre principe: et l mien ne sert pas beaucoup quand o ne
- sçait que c’est que dlair et distin ne sçait point de marque de ce qui est clair et distinct
- mais le mien qui est celuy de tous les hommes, ne sçauroit tompor. c’est à dire que
- tout ce qui enferme contradiction est faux, et tout ce qui est contradictoire
- à ce qui est faux est veritable.
- je reponds en deuxième lieu qqu’il peut estre quelqe autre chose dans le corps que l’éten
- du, et quesque autre chose dans l’esprit que la pensée, quoyque nous ne l’entendions pas
- pag. 14. avez vous jamais reconnu dans le feu quelque
- distinctement
- effect, qui prouce qu’ilsa de la chaleur. Tous les effects du feu ne nous epprennent
- pas qu’il y ait autre chose que le mouvement.
- pag. 23. puisqu’un corps n’a pas le pouvoir de se remuer luy même, la force qui
- meut les corps est distinguée de ces mêmes corps. Autre chose est le mouvement local
- autre chose est la force qui en est la cause. Cette force n’est pas quelque chose de corporet
- memes
- et il n’est pas dans la puissance des corps de la communiquer, puisqu’ils ne l’ont pas eux
- + et que nous ne
- devons rien adm
- tre, qui ne soit
- clairement et
- distinctement
- connu
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Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 20, fol. 309v. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068378:0618?run=74