Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 20, fol. 310r
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- seuls,
- les corps ne pourroient regler l’epauchement et la communication de la force
- d’une maniere aussi reguliere quest celle que nous voyons, puisque les corps ne
- sçavent pas même ny la grosseur ny le mouvement de ceux qu’ils tencontrent
- il faut ce me semble, qu’une intelligence, et une même intelligence produise
- et regle tons les mouvemens de la matiere puisque la communication des mouvemens
- est tousjours la même dans les mêmes rencoutres. Car tous les corps ou
- plusieurs intelligences ne pouvroient pas convenir failement pour agir tous jours
- de la même maniere dans la communication des mouvemens. La manque
- d’unouvrier excellent est de produire des effects admiratles en agissant
- tousjours de la même maniere, et par les voyes les plus simples.
- la voye physique est trop difficile pour conduire les gens de tonde à Dieu par là Je
- ne veux pas vous conduire à Dieu par ce chemin, n vaut mieux conside
- Dier d’une maniere utile à la morale. Comme le seul auteu de la
- felicité des justes, et de la miseue des impres, et en un mot comme seul capeble
- d’agir en nous.
- P. 29. lois que je connois actuellement quelque hose, je sçay que je la connois car je
- ne suis pas distingué de moy meme. l’ame n’est donc pas cause ny de sa
- douleur ny de son plaisir. Car je sens la douleur et le plaisir. quoyque je ne
- Sçache rieu de ce que le feu fait en moy F cela suppose qu’il n’y a rien dans l’ame
- que l’ame ne connoisse
- p. 30. sie p’esteis le causa Je n’aime pas mon corps, ay les autres
- qui m’environnent, et je ne les hais pas non plus. Mais j’aime le plaissu
- et je huis la douleur. les corps ne la produisent ont le pluisir et
- la douleur se produit seulement à leur occasion ). l’ame ne les produit pas
- non plus sans cela elle les produiroit sans cesse ce qu’elle Bime
- et ne produiroit jamais ce qu’elle hait. donc il y a une cause superieur
- qui agit en nous. Cette cause est superieure à nous, puisqu’elle agit
- sans cesse, et elle s’applique sans cesse à nous, puisque’elle agit sans cesse en
- nous cette cause nous peut pernir ou recompenser, nous rendre heureuxou
- matheureux; si donc cette cause esstoit Dieu, nous sçaurions que Dieu ne se contente
- pas de regler le mouvement des cieux, nous sçaurions qu’il se mêle aussi de nos affaires
- et regle tout cequi se passe ou nous. C’est pourquoy nous devous le craindre l’aimer
- et suime ses ordres pour estre houreux. Car puisqu’il s’applique à nous, il demande
- Cetse puissance superieure doit estre souu eraine et
- quelque chose de nous.
- infiniment parfaite. Car par exemple elle doit sçaroir le moment que l’épine
- Moment la douleu
- dans
- dans nostre ame.Mais de qui l’opprendra-elle, ce ne sera pas de l’épine
- même, qui n’agit pas sur les esprts, ce ne sera pas de quelquse autre intelligence
- car cela prost à l’infini: il faut donc qu’il y ait une intelligence qui l’appren
- dans elle même. Ainsi cette intelligence ne sçauroit eshe que Dieu, c’est a duc un
- estre dont la puissance est infinie, et donc la volonté seule est la tause des choses
- Ainsi vous ne sçauriés qu’il y a un corps, si celuy qui le sçait par luis
- C
- meme ne le nous apprenoit.
- pay. 39. Le foudement destont cila est, que, qu’il n’y a point de rapport entre les
- corps et les esprits: et il n’y a pas moyen de dire que les esprits penetrent les corps,
- car enfin que vent dire cela? d’on vient que je suis obligé la constitution de mon cerveau
- ou de quelle partie qui y soit dans les livres ou dans les testes des autres hommes
- es m ane le praere pereie ton de quont quide le pronis
Cite
Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 20, fol. 310r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068378:0619?run=74