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Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 20, fol. 388r

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  1. ne
  2. 1s
  3. de
  4. faut
  5. lost
  6. He
  7. elque
  8. a
  9. El
  10. atiere
  11. eme
  12. au
  13. et le
  14. rese.
  15. Ion
  16. la
  17. dut
  18. e
  19. At
  20. sa
  21. E
  22. nie
  23. nee
  24. uut
  25. d’in-
  26. ace
  27. ient,
  28. et qui est commensure avec luy. S’ensuit il pour cela que l’espace
  29. s’appercoive de ce qui se passe dans le corps, et qu’il s’en souviene
  30. apres que le corps en sera sorti? outre que l’ame étant indivisible
  31. sa presence immediate qu’on pourroit s’imaginer dans le corps ne
  32. serdit que dans un pont, comment donc s’appercevroit elle de ce
  33. qui se fait hors de ce point? Je pretends d’etre le premier qui ait
  34. montre comment l’ime s’appercoit de ce qui le passe dans le corps.
  35. La raison pourquoy Dieu s’apperçoit de tout, n’est pas sa
  36. simple presence, mais encore son operation, c’est parce qu’il conserve
  37. les choses parune action qui poduit continuellement ce qu’il y a de
  38. bonté et de perfection en elles. Mais les ames n’ayant point l’influ-
  39. ence immediate sur les corps, ny les corps sur les ames, leur correspondence
  40. mutuelle ne sauroit etre expliquée par la presence.
  41. a veritable ruison qui fait louor principalement une cachine
  42. est plustort prise de l’effect de la machine que de sa cause. On ne
  43. s’informe pas tant de la puissance du Machiniste, que de son Artifice.
  44. Ainsi la raison qu’on allegue pour louer la Machine de Dieu, de ce
  45. qu’il l’a faite toute entiere, sans avoir emprunté de la matiere de
  46. dehons, n’est point sufisante. C’est un petit detour ou l’on a éte
  47. force de recourir. Et la raison qui rend Dieu preserable a un autre
  48. Machiniste, n’est pas seplement parce qu’il fait le tout, au lieu que
  49. l’Antisan à besoin de chercher sa matiere. Cette preserence viendroit
  50. seulement de la puussance. Mais il y a une autre raison de l’excellence
  51. de l’ouvrge de Dieu, qui vientencore de la fagesse. C’est que sa mamine va gussi
  52. plus long temps, et va plus juste que celle de quelque autre Machiniste
  53. que ce soit. Celuy qui acheté la montre ne se souire point si l’ouvrier
  54. la faite toute entiere, ou s’il en a fait faire les pieces par d’autres ouvrrens, et
  55. les a seulement ajoustées; pourveu qu’elle aille comme il faut. Et si l’ouvrier
  56. avoit receu de Dieu le don susqu’à creer la matiere des roues on n’en seroit
  57. point content, s’il n’avoit receu aussi le don de les bien ajuster. Et de même celuy
  58. qui voudra etre content de l’ouvrage de Dieu, ne le sera point par la seule
  59. raison qu’on nous alleque.
  60. doinsi il faut que l’artifice de Dieu ne soit point inferieur a celuy d’un oovrier
  61. il faut même qu’il aille infiniment au delà. La simple production de tout margueroi
  62. bien la puissance de Dieu, mais elle ne marqueroit point assés sa sagesse. (eux qqui
  63. soûtiendront le contraire, tomberont justement dans le defaut des Mlaterialistes et de
  64. spinosa; dont ils protestent de s’éloigner; ils reconnoitroient de la puissance, mais non pas
  65. alses de sagesse dans le principe des choses.

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Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 20, fol. 388r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068378:0779?run=74