Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 20, fol. 405v
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- liberté. Car lors que le sage, et surtout Dieu (le fage souverain,) choisit
- le meilleur, il n’en est pas noims libre; au contraire, c’eit la plus parfaite liberté
- de n’être point empeché d’agir le mieux. Et lors qu’un autre choisit selon le
- bien le plus apparent et le plus inclinant, il imite en cela la liberté du
- sage, à proportion de sa dis position. Et sans cela le choix seroit un ha fand aveuge
- 8) ais le bien tant vray qu’apparent, en un mot le motit, incline sans
- necessiter, c’est à dire sans imposer uné necessité absolue. Car lons que Dieu (par
- exemple) choisit le meilleur; et qu’il ne choisit point, et qui est inferieur en
- perfection ne laise pas d’être possible. Mais si ce que Dieu choisit et oiL
- partis
- necessaire, tout autre partie seroit impossible contre l’hypothese; car Dieu
- choisit parmy les possibles, c’est à dire parmy les plusieurs partis dont pas
- un n’implique contradution
- peut, .
- (9) Mais de dire que ieu ne poit chorsir que de meilleur, et d’en
- vouloir inferer que ce qu’il ne hoisit point, est impossible é est confondre
- les Termes; la puissance et la volonté, la necessité melaphysique et la ne-
- cessité morale, les essences et les existences. Car ce qui est necessaire, l’est
- par son essence, paisque l’opposé implique contradiction; mais le contin-
- gent qui existe, doit son existence au principe du meilleur, raison suffisante
- des choses. I c’est pour cela que je dis que les motifs inclinent sans ne-
- cessiter, et qu’il y a une certituce et infallibilité, mais non pas une necessité
- absoluè dans les choses contingentes, joignes à cecy ee qui se dira plus bas
- num. 73 n. Z6.
- (10) Et j’ay ausés montré dans ma Theodicée, que cette necessite norale
- ett heureuse; conforme à la persection divine, conforme au grand principe des
- existences qui est celuy dic beson d’une raison sussisante; au lieu que la
- necessté absolue et metaphysique clepend de l’autre grand prinane de nos
- raisonnemens, qui est celuy des essences, c’est à dire, celuy de l’identite
- ou de la contradiction: car ce qui est absolument necessaire, est seu
- possible entre les partis, et son contrare implique contradnction.
- (11) Pay fait voir aussi que nôtre volonte ne suit pas tourjonns
- pecilement l’entendement practique; parce qu’elle peut avoir ou
- trouver des raisons pour suspendre sa resolution jusqu’a une discussion
- ulterieure. Psi
- 12.) ait imputer apres cela une necessité absolué sans avoir rien
- à dire contre des considerations que je viens d’apporter, et qui vont jusqu’au
- fond des choses, peut- etre au de là de ce qui se voit ailleurs; ce sera une
- obstination derarsonnable.
Cite
Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 20, fol. 405v. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068378:0814?run=74