Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 20, fol. 406v
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- de luy, comme le poids est distinqué de la balance; et comme si dlans
- l’esprit il y avoit d’autres dispositions pour agir que les motils, en vertu
- des quelles l’esprit rejetberoit ou accepteroit les motils. Du lieu que dans
- la verité les motils comprenent toutes les dispositions que l’esprit
- peut avoir pour agir volontairement; car ils ne comprenent pas seulemont
- les raisons, mais encore les inclinations qui viennent des parsions ou autres
- impressions precedentes. Ainsi, si l’esprit preferoit l’inclination foible à
- la forte, il agiroit contre soy même, et autrement qu’il est disposé d’agir.
- le qui fait voir que les notions contraires icy aux miennes, sont superfici
- elles et le trouvent n’avoir rien de solide, quand elles sont bien consider ées.
- (16) De chre anssi que l’esprit peut avoir de bonnes raisons pour
- agir, quand il n’a aucuns motifs, et quand les choses sont absolument indite-
- rentes, comme on s’explique icy; c’est une contradiction manifeste; car s’il a
- des bonnes raisons pour le parti qu’il prend, les choses ne luy sont point
- indisserentes.
- (17) Et de clire qu’on agira, quand on a des raisons pour agir, quand
- mêmet les voyes d’agir seroient absolument indifserentes; C’est encone
- parter fort superficiellement et d’une mamere tres insoûtenable. Car en ce
- cas on n’a pas une raison supitante pour agir, quand on n’a pas une
- raison suffisante pour agir tellement; toule action étant individuelle, et
- non-generale, ny abstraite de les circomstances, et ayant besoin de quelque
- voye pour etre effectuée. Done quand il y a une raison sufisante pour
- agir tellement, il y en a aussi pour agir parune telle voye, et par consequent
- les voyes ne sont point indifferentes. Toutes les fois qu’on à des raisont
- suffisantes pourune action singuliere, on en a pour tous ses requifits. Poyés
- encore ce qui le clira plus bas num. bb.
- (18) let raisonnemens sautent aux yeux, et il est bien étrange de
- m’imputer que j’avance mon principe du besoin d’une raison suffisante,
- sans aucuné preure tirée ou de la nature des choses ou des perfections
- divines. Car la natyre des choses porte que tout evenement ait preal-
- lablement ses conditions, requisits, dispositions convenables, dont l’existence
- en fait la raison suffitante
- Gd
- b
- (19) It la perfection de Dien demande que toutes ses actions
- Joyent conformes à ja sagesse, et qu’one ne puisse point luy reprocher
- l’avoir egi sans reasons, ou même d’avoir prefere une raison plus soible
- à une raison plus forte.
- 20) Maiss
Cite
Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 20, fol. 406v. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068378:0816?run=74