Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 20, fol. 410v
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- servient avois precilement la même aflection indrviduelle; un même accident individuel ne
- pourant point se trouver en deux suiers, ny passer de suj et en sujet. Mais l’esprit non content
- de la convenance, chercheune identité, une chose qui soit veritablement la même, et la concort
- commehors des sujels, et c’est ce qu’on appelle icy place et espace. Mais cela ne sauroit é̂tre
- qu’ideat, contenant en certam ordre, ou l’esprit conçoit l’application eles rapports. Comme
- l’esprit le peut figurer un ordre consistant en lignes hene alpgiques; dont les grandeurs ne
- consisteroient que dans le nombre des generations, ou chaque personne auroit sa place
- et si l’on adjoutoit la fiction de la melempsychose, et faisoit revenir les mêmes ames humaine
- les personnes y pourroient changer de place. Celuy qui a été pere ou grand pere, pourroit
- dlevenir fils ou petit fils ets. Et cependant ces places genealogiques quoyqu’elles expri
- meroient des verités reelles, né seroient que choses ideales. Je donneray encor un exempe
- de l’usage de l’esprit de se former à l’occasion dles accidens qui sont dons les suj ets
- quelque chose qui leur répon de hors des sujets. La raison ou proportion entre deuxtlepe
- et M peut être concue de trois facons: comme raison du plus graxisu moindre M+
- commeraison du monire M, au plus grand L; et enfin comme quelque chose dl’abstrait de
- deux, c’ett à dire comme la raison entre (et M sans considerer lequel est l’anterieur ou le
- posterieur, le sujet ou l’objet: et c’est ainsi que les proportions sont considerées dans la
- Musique. Dans la premiere consideration le plus grand, est le sujet; dans la seconde
- M, le moindre, est le sujet de cet accident, que les Phllosophes appellent relation ou rap-
- pont. Mais quel en sera le sujet dans le troisieme sens. On ne sauroit dire que tous
- les cleux, et M ensemble, font le sujet d’un tel accident; caransi nous aurions un accident
- en cleux sujels qui auroit unne jambe dans l’un et dans l’autre, ce qui est contre, la notion
- des acerdens. Doncit faut clire que ce rapport dans ce troisiême sens et bien hors des
- sujeli, mais qu’et ant ny substance ny accident, cela doit être une chose purement ideale
- Au reste j’ay fait icy à peu pres comme luclide, qui ne pouvant pas bien faire entendre
- absolumient ceque c’est que raison prise clans le sens des teometres, definit bien ce que c’est
- que mêmes raisons; et c’est ainsi que pour expliquer ce que c’est que la place, l’ay voulu
- defirir ce que c’est que même place. Je remarque enfin que les Traces ces mobiles qu’ils laissent
- quelques fois dans les immobiles sur lesquels ils exercent leurmouvement, ont donné aux homme
- occasion de se former cette ieléc, comme s’illestoit encore quelque trace, lors même qu’il
- n’y a aucune chose immobile. Mais cela n’est qu’idear; et porte seulement que s’il y avoit
- là quelque immobile, on l’y pourroit designer c’ est cette onalogie quui fait qu’on s’imagine de
- places, dles traces, des espacet, quoy que ces choses ne consistent que dans la verité des rapporis, et
- nullement dlans que lque realité absolue.
- (48) Aurreste si l’espace vuide de corps (qu’on J’imagine n’est pas viide toul à fait
- dequoy ett. it donc plein. , a L. il peut etre des esprits étendus, ou dles substances immateri elles
- capables de s’étendre et de resserrer qui s’y momenent, et qui se penetrent sans s’incommoder, comme
- les ombres cle deux corpsse penetrent sur face d’une muraille. Je voy revenir les plaisantes imaginatims
- ille
- de feu M. Henri Morus scomme savant et bien intentioné) dl’aitler, et de quelques autres qui ont erû, que
- ces esprits se peuvent rendre impenetrables, quand bon leur semble. Il y en a même eu qui se sont imagine
- que l’homme dans l’état d’integeté avoit aussi le don de la penetration, mais qu’il est cevenu solide, op
- que et impenetrabe par sa cheute. N’est ce pas renverser les notions des choses, donner au Dieu des par-
- ties, clonner de l’etendné aux esprits. Le seul principe du besim de la raison sussisante fait dis paroitre
- tous cet spectres d’imaginasion. Les hommes se font aisement des fictions, faule de bien employor ce grand princie
- a Surio
- (49) Onne sauroit dire qu’une certaime duree est ét ernelle, mais que les choses qui durent tousjours
- sont éternelles, en gagnant tousjours une clurée nouvelle. Tout ce qui exisle du temps et de la duration, etant
- successit, perit continuellement. Et comment ume ose pourroit ex ister une chose, dont iamais aucune partie
- n’existe Du temps existent jamais que des instans, et l’instant et pas même une pa
- considerera ces observations, comprendra bien que le temps ne
- temps. Quiconque
- feroit etre
- qu’une coye
Cite
Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 20, fol. 410v. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068378:0824?run=74