Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 20, fol. 411v
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- point de mouvement quand il n’y a point de changement observable. Et même
- quandil n’y a point de changement obserrable, il n’y a point de changement
- du tout. Le contraire est fondé sur la supposition d’un espace reel absolu, que
- j’ay resute demonstrativement par le principe du beson d’une raison suffisarte
- des choses.
- (3) Je ne trouve rien dans la definition huitiéme des principes
- Mathematiques de la nature ny dans le scholie de cette definition qui
- prouve ou puisse prouver la realité de l’espace en soy. lependant
- ’accorde, qu’il y a de la difference entre un monvement absolu veritable
- d’un corps, et un simple changement relatis de sa siluation par rapport
- à un autre corps. Car lorsqué la cause immedrate du changement est dans
- le corps, il est veritablement en mouvement, et alons sa situation des autres
- par rapport à luy sera changée par consequence, quoique la cause de
- ce changement ne soit point en eux. Il est vray qu’a parler exactement,
- il n’y a point de corps qui soit parsaitement et entierement en repos
- mais c’est de quoy on fait abstraction en considerant la hose mathemati
- quement. Ninsi je n’ay rien laissé sans reponce de tout ce qu’on a alleque
- pour la realité absolue de l’espace: Et j’ay demonstré la faussete de cette
- realité parun principe fondementat des plus raisonnables et des plu
- eprouvés, contre lequel on ne sauroit trouver aucune exception ny instan
- An resteon peut juger par tout ce que je viens cle dire, que je ne dors pa
- admettre un univers mobile, ny aucune place hors de l’univers matervel.
- Sur 14.
- (Sy) Le ne connois aucune objection, à laquelle je ne croye d’avoir
- repondu suffisamment. Et quant à cette objection que l’espace et le tems
- sont des quantités, ou plutot des choses douées de quantité, et que la
- situation et l’ordre ne le sont point; je repons que l’ordre à aussi
- sa quantité, il y a ce qui precede et ce qui suit, il y a distance ou
- intervalle. Les choses relatives ont leur quantité aussi bien que les
- absolues; par exemple, les raisons ou proportions dans les Mathematiques
- ont leur quantite, et se mesurent par les logaritames; et cependant ce
- sont des relations. Ainsi quoy que le tems et l’espace consistent en rapports
- ils ne laissent pas c’avoir leur quantité.
- durTh.
- 55) Tource qui est de la question, si Dieu a ju creer le monde
- plutit; il faut se bien entendre. Comme j’ay demontre, que le tems sans
- p
- est
- les choses n’est autre chose qu’une smple possibilite iveale, il maniseste
Cite
Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 20, fol. 411v. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068378:0826?run=74