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Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 20, fol. 415v

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  1. 86)
  2. Par apres c’est donner justement dans la doctrine qui fait de
  3. Dieu l’ame du monde, puis qu’on le fait sentir les choses non pas parla
  4. dependance qu’elles ont de luy, c’est a dire par la production continuelle
  5. de ce qu’il y a de bon et de parfait en elles; mais par une maniere
  6. de sentiment, comme l’on s’imagine, que notre ame sent ce qui se
  7. passe dans le corps. C’est bien degrader la connousance divine.
  8. (87) Dans la verile des choses cette maniere de sentir est entierement
  9. C)
  10. chimerique, et n’a pas même lieu dans les ames. Clles sentent ce qui se
  11. passe lors d’elles par ce qui passe en elles repondant aux choses de
  12. denons; en vertu de l’harmonie que Dieu a preetablie, par la
  13. plus belle et la plus admirable de toutes ses productions; cui fait
  14. que chaque substance simple en vertu de sa nature est, pour dire
  15. ainsi, une concentration et un miroir vivant de tout l’univens
  16. sorvant son point de veue. le qui est encore une des plus belles
  17. et des plus incontestables preuves de l’existence de Pieu; puisqu’il
  18. n’y a que Pieu, c’est à dire la cause commune, qui puisse faire cette
  19. harmonre des choses. Mais Dieu même ne pent sentir les choses par le moyen
  20. par lequel il les fait sentir aux autres. Je les sent parce qu’il est capable
  21. de prodaire ce moyen; et il ne les feroit point sentir aux autres, s’il ne les
  22. produisoit lui même toutes consentantes, et s’il n’avoit ainsi en soy leur
  23. representation, non comme venant d’elles, mais parce qu’elles viennent de
  24. luy, et parce qu’il en est la cause efficiente et exemplaire. I les sent
  25. parce qu’elles mennent de luy, s’il est permis de dire, qu’il les sens; ce
  26. qui ne se doit qu’en depouillant le terme de son impersection, qui semble
  27. signifier qu’elles agissent sur luy. Clles sont, et luy sont connues, parce
  28. qu’il les entend et veut, et parce que ce qu’il vent est autant que ce qui
  29. existe. Ce qui paroist d’autant plus parce qu’il les fait sentir les unes
  30. aux autres; et qu’il les fait se sentir muluellement par la suite des
  31. natures qu’il leur a données une fois pour toutes, et qu’il ne fait qu’en
  32. Tretenir suvant les loix de chacune à parti les quelles, bienque differentes
  33. aboutissent a une correspondence exarte des resultats. (e qui passe toutes
  34. les idées qu’on a eu vulhairement de la perfection dione et des ouvrages
  35. de Dieu, et les élere au plus haut degre; comme M. Bayle a bien reconnu
  36. quoy qu’il ait cru sans sujet que cela parse le posible.

Cite

Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 20, fol. 415v. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068378:0834?run=74