Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 20, fol. 416r
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- Mu
- (98) Ce seroit bien abuser du texte de la dainte Ecriture, suivant lequel
- Dieu repose de sei ouvrages, que d’en inferer qu’il n’y a plus de production
- continuée. Iestvray, qu’il n’y a point de production de substances nouvelles;
- mais on auroit tort d’en inferer que Dieu n’est mantenant dans le monde, que
- comme l’on conçoit que l’ame est dans le corps, en le gouvernant seulement par
- sa presence sans un concours mecessaire pour le faire continuer son existence.
- dur 131
- (89) L’harmoine ou correspondence entre l’ane et le corps n’est pas
- un miracle perpetuel, mais l’effect ou faite suite d’un miracle primi gene
- fait dans la creation des choses, comme sont toutes les choses naturelles. I
- est vray que c’est une merveille perpetuelle, comme sont beaucoap de
- chosei naturelles.
- (90) Le mot d Harmonie preétablie est un Terne de l’Ant, re
- l’avoue, mais non pas un Terme qui n’explique rien; puis qu’il est
- explique fort intelligiblement, et qu’on n’oppose rien qui m’arque
- qu’il y ait de la difficulte.
- (9) Comme la nature de chaque substance simple, ame, ou
- veritable Monade, est telle, que son état soivant est une consequence
- de son état precedent, voilà la cause de l’harmone toute trouvee.
- Car Dieu n’a qu’à faire que la substance simple soit une foise
- d’abord une representation de l’unibers selon ion point de veuei puisque
- de cela seul il suit qu’elle le sera perpetuellement, et que foutes les
- substances simples auront toutjours une harmonie entre elles, parce
- qu’elles representent le même umvers.
- Sur 13Z.
- (92) Iest vray que selon moy l’ame ne trouble point les loix du
- copps ny le corpseeux de l’ame; et qu’ils s’accordent seulement, l’un
- aqussant librement suivant les regles des causes finales, et l’autre
- agissant machinalement soiv ant les loix des causes efficientes. Mais cela
- ne deroge point a lai liberté de nos ames, comme on le prendicy. Car
- tout agent qui agit foivant les causes finales, est libre, onoyqu’il
- arrire qu’il s’accorde avec celuy qui n’agit que par des causes efficientes
- sans connoissance, ou par Machine; parce que Pieu prevoyant ce que la
- cause libre feroit, a reglé d’abord sa machine en sorte qu’elle ne puisse
- manquer de s’y acorder. Monsieur Jaquelot a fort bien resolu cette
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Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 20, fol. 416r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068378:0835?run=74