Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 20, fol. 417v
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- dir
- avois soutenu, que la dependance de la Machine du monde d’un
- s
- 193
- Auteur divin est plutot cause que ce defaut n’y est point; et que l’on-
- vrage n’a point besoin d’etre redressé, qu’il n’ett point syiet à se
- detraquer, et ensin qu’il ne sauroit diminuer en perfection. Je donne
- mantenant à diviner aux gens, comment on en peut inferer contre moy,
- comme on fait icy, qu’il faut si cela est, que le monde materiel soit
- infini et eternel sans ducun commencement; et que Dieu doit tousjouns
- avar créé autant d’hommes et dl’autres especes qu’il est pasible de creer
- Dur.
- s
- (104) Jene clis point que l’espace est un Ordre ou Situation qui
- rend les choses situables, ce seroit parler galimatias. On n’a qu’a
- considerer mes propres paroles, et à les joindre à ce que je viens de dire
- cy- dessus num. AJ. pour montrer comment l’esprit vient à se former
- si
- l’idée de l’espace, sans qu’il faille qu’il y ait un étre reel et absolu
- qui y reponde hors de l’esprit et hors des rapporls. Je ne dis donc point
- que l’espace est un ordre ou situation, mais un ordre des siluations,
- ou selon lequel les situations sont rangées; et que l’espace abstrait
- est cet ordre des situations concues comme possibles. Oimsi c’est qualque
- chose d’ideal, mais il semble qu’on ne me veut point entendre. V’ay
- repondu deja rcy num. SH. à l’objection qui pretend, qu’un ordre
- n’est point capable de quantite.
- L195) On objerté icy que le temps ne sauroit etre un ordre cles
- choses successives, parce que la quantité du temps peut devenir plus
- grande ou plus petite, l’ordre det successions clemeurant le même
- Je réponds que cela m’est point. Car si le temps est plus grand, il y
- d.
- aura plus d’états successits pareits interposes, et s’il est plus petit
- il y en aura moins; puisqu’il n’y a point de vuide ny de conden-
- sation ou ponetration, pour ansi dire, dans les Temps, non plus que dans
- les lieux.
- (106) Je soutiens que sans les creutures l’immensité et l’éternité
- de Pieu ne laisseroient pas de subsister; mais sans aucune dependance
- ny des temps ny des sieux. S’il n’y avoit point de creatures, il n’y
- auroit ny emps ny lieu; et par consequent point d’espace actuel.
- XI1
- immensite de Dieu est indesoendante de l’espace, comne l’eternité
Cite
Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 20, fol. 417v. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068378:0838?run=74