Leibniz-Handschriften zur Jurisprudenz LH 2, 3, 1, fol. 83v
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- pretendre en vertu de cette maxime, d’estre pardonne
- souverain
- l par le juge ine, par ce que le juge souhaiteroit
- la même chose, s’il estoit en pareille posture. Mas faut
- que lejege pecse mette pas seutem La reponse est aisée, il faut
- que le juge ne se mette pas seulement dans la place du criminet
- mais encor dans celle des autres qui sont interessés que le
- crime soit puni. Et la prevalence du bien, (sous la quelle est
- compris le moindre mal) doit le doit determiner.
- il en est de même de cette objection que loun
- la justice distributive de mande une inegalité entre les
- hommes, que dans une societé on doit partager le gain à
- proportion de ce que chacun a conferé, et qu’on doit avoir
- ejard au merité et au demerite. La reponse est encor
- aisée, metés vous a la place de tous, et supposés qu’ils
- seyent bien bien informés et bien éclaires, vous receuillires
- de leur suffrages cette conclusion, qu’ils jugent
- convenable leur propre interest, qu’on distingue les uns des autres.
- par exemple si pont dans la une
- societé de commerce le gain n’estoit point partagé à proportion
- l’on n’y entreroit point, ou l’on en sortiroit bien tost. Ce qui
- au moins entre les hommes
- est contre l’interest de toute la societé
- l’on dira done que la justice, (est la volonté constante
- autant qu’il est sq’on ne
- de faire en sorte que personne ne se puisse plaindre nous
- daeure n qu oes d dont nous nous plaindrions en cas
- pareil quand nous nous plaindrions eceas pareit
- d’autruy en cas pareil. Etqua i n este point possible
- defarire dou il est pessible evident, que lors qu’il n’est point
- possible de faire que le tout monde soit content, on doit
- ta cherde contenter les gens le plus qu’il est possible. Etsequnt
- a fustile ce suileste juste est confolme a la Tharité
- it que le ste et qu’ainsi ce qui est juste, est conforme à la
- charité du sage
- C’est sost La sagesse qui est la connoisance de
- nostre propre inta est nous porte ae l’ebpe ation de la
- jace, à la justii, c’est à dire au
- l qu’on ne no nuise si nous faisions autrement: mais il
- y a encor l’esperance que les autres nous rendent la pareille
- etl leste scer que elum e lien n’est plus seur que les
- proverbes. Homo homini deus, homo h mipi lupus E rien ne peut
- plus contribuer au bonheur et au malheur de l’homme que les
- hommes. S’ils estoient tous sages, et savoient se bien comporte,
- entre eux, ils seroient tous heureux autant qu’il se peut obteni
- par la raison humaine
- Mais pour mieux entre, dans la nature des choses
- l’est permis de faire des fictions. Supposons une personne qui
- n’dit rieu à craindre des autres, tel que seroit par
- rapport aux hommes une puissance superieure, quelque
- pariffant Genie, que lu substance que les payens auroient
- appelle une
- un oeenens
Cite
Leibniz-Handschriften zur Jurisprudenz LH 2, 3, 1, fol. 83v. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068398:0166?run=74