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Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 2, 1, fol. 11v

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  1. qu’elle a esté; n’estant que transformée par des differens plis qu’elle
  2. recoit, et tantost étendue, tantost reserrée, et comme concentree, lors qu’on
  3. croit qu’elle est perdue:
  4. De plus par le moyen de l’ame u forme, il y a une veritable unité
  5. eest
  6. qui repond à ce qu’appelle moy, en nous; ce qui ne sçauroit avoir
  7. lieu ny dans les machines de l’art, ny dans la simple musse de
  8. la matiere, quelque organisée qu’elle puisse estre: qu’on ne peut
  9. considerer, que comme une armée, ou trouppeau, ou comme un
  10. montre
  11. estanu plein de poissons, ou comme une monstce composée de
  12. ressoits et deroues. Cependant s’il n’y avoit, point de veritan
  13. macfés substantielles, il n’y auroit rien de substantiel ny de reel
  14. dans la collection. C’estoit ce qui avoit force P. Cordemoy, à
  15. abandonner, des cartes, sn
  16. mbrassante la
  17. emperité, pour trouver une veritable gnité. Pais les Atones
  18. doctrinee des Aotomes de
  19. 20
  20. matiere sont contraires à la raison: sutre qu’els sont encor compose
  21. de parties, puisque l’attachement invincible d’une partie à l’autre
  22. quand on le pourroit concevoir ou supposer avec raisont ne de
  23. fruiroit point leur diversité. Il n’y a que les Atomes de substance
  24. p
  25. c’est à dire les unites reelles et absolument destituées de parties
  26. qui soyent les sources des actions, et les premiers principes absolus
  27. de la composition des choses, et comme les derniers elemens de l’ana-
  28. lyse des substances. On les pourroit appeller points metaphysique
  29. de
  30. en
  31. Aassi entant qu’ils ont quelque chose sevital, et comme une espece
  32. de perception et les points mathematiques, sont leur point de veue,
  33. is substances corporettes
  34. pour exprimer l’univers: mais et quans ellessont resserrées, tous
  35. leur organes ensemble ne font qu’un point physiq à nostre egard.
  36. Ainsi les points physiques ne sont indivisibles qu’en apparence:
  37. B
  38. sopt
  39. que des
  40. modalites: il n’y a que les points metaphysiques (constitues
  41. par les formes ou ames) qui soyent exacts et reels: et sans
  42. eux il n’yauroit rien de reel, puisque sans le veritables unités il n’y auroit point
  43. de multitade.
  44. Apres avoir établi ces choses, je croyois entrer dans le
  45. port; mais lors que se memis à mediter sur l’union de l’ame
  46. avec le corps, je fus comme rejetlé en pleine mer. Car je ne trouvois
  47. aucun moyen d’expliquer comment le corps fait passer quelque
  48. chose dans l’ame ou vice versa, ny comment, une substance peut
  49. communiquer avec une autre substance crece. M. des Cartes avoit

Cite

Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 2, 1, fol. 11v. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068554:0022?run=74